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Economie

les règles à respecter dans les transports en commun à partir du 11 mai


Fini l’assignation à résidence. À partir du 11 mai, les Français vont retrouver la liberté de se déplacer… mais de façon limitée. D’abord parce que les transports en commun, qui avaient réduit leur offre à 30%, ne vont pas repasser à 100% dès lundi. La SNCF, la RATP, Transdev ou Keolis ne pourraient pas y arriver, entre les personnels absents (garde d’enfants ou malades du Covid-19) et la maintenance à réassurer pour un matériel qui n’a parfois pas suffisamment roulé depuis deux mois.

«L’offre de transports de proximité sera au minimum de 50% dès lundi, avec l’objectif d’un retour à un service normal début juin», affirme la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne. Il y aura donc au moins un TER (train régional) sur deux. A Toulouse, 75% des tramways et des bus circuleront ; à Lyon, 85% des métros. Mais c’est bien en région parisienne que l’enjeu est crucial. 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête.

75% des métros à Paris

Pour répondre à la demande, la RATP assurera 75% de son trafic habituel, contre 30% aujourd’hui. Sur des lignes plus fréquentées comme la ligne 13, le service sera assuré à 85%. En réaugmentant leur capacité, les opérateurs de transport veulent permettre à ceux qui en ont absolument besoin de prendre un bus, un métro ou un tramway avec le minimum de risques d’être infectés par le virus. Avec plus d’offre, il sera peut-être faisable de faire respecter la distance d’un mètre entre tous les passagers, même si le défi s’avère redoutable à relever à tout moment et partout sur les réseaux.

Pour y parvenir, la RATP, comme la SNCF, ont condamné un siège sur deux. Que ce soit sur les quais ou dans les métros, trains, tramways ou bus. Mesure particulière à l’Île-de-France où la circulation du virus reste très intense, l’accès aux transports en commun aux heures de pointe sera réservé à ceux qui disposeront d’une attestation de leur employeur certifiant qu’ils doivent arriver à leur travail dans ce créneau. Pourront aussi circuler dans ces horaires ceux qui ont un motif personnel impérieux de le faire (convocation de la justice, rendez-vous médical…).

Partout en France, la consigne reste la même: ceux qui peuvent télétravailler doivent continuer à le faire pour ne pas emboliser les transports en commun. Par ailleurs, pour éviter la surfréquentation, les opérateurs de transport vont réguler les flux de passagers. La SNCF opérera un filtrage à l’entrée des gares. La RATP va déployer 3000 agents qui veilleront sur les quais, les couloirs du métro, dans les stations de tram. Et jusqu’à 20.000 policier seront déployés pour aider les entreprises dans cette tâche qui s’apparente à un véritable casse-tête.

Par ailleurs, les passagers devront obligatoirement porter un masque dans les transports en commun. Depuis lundi, on en trouve dans les hypermarchés ou les pharmacies. De façon disparate, les mairies et les régions (par exemple l’Île-de-France) ont commencé à en distribuer. Ceux qui n’en ont pas s’en verront proposer à l’entrée des gares les premiers jours pour amorcer la pompe. Les clients de la RATP et des Transiliens titulaires d’un Pass Navigo pourront aussi en récupérer un gratuitement. Enfin, on en vendra dans les distributeurs automatiques situés sur les quais de gares ou de stations de métro. Mais attention à celui qui n’en porte pas: il risque une amende de 135 euros.

Concernant les trains grande ligne, l’approche est différente. L’offre va remonter mais plus lentement. Lundi, il n’y aura que 20 ou 30% de TGV, contre 7% aujourd’hui. À la fin du mois, on sera à 40% seulement. Tout simplement parce que les déplacements au-delà de 100 km ne sont pas autorisés, à de rares exceptions. Dans ces trains, une place sur deux sera aussi condamnée. Et, désormais, il faudra obligatoirement réserver son billet. Celui qui montera sans réservation risquera une amende de 135 euros.



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