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Economie

les stations de ski profitent des réservations de dernière minute


Certains vacanciers français sont partis en quête d’oxygène, d’autres souhaitent découvrir les activités proposées par les stations, au-delà du ski alpin.

Avec la fermeture des remontées mécaniques, les sites de réservations de logements et les acteurs du monde la montagne anticipaient une très forte chute des réservations dans les stations de ski pour les vacances de février. Et pourtant, les domaines skiables ne sont pas si vides que redouté en ce début de vacances pour les Français de la zone C. Prendre une bouffée d’air frais ou découvrir les autres activités que le ski alpin proposées par les stations, toutes les raisons sont bonnes pour s’échapper le temps d’une semaine.

Depuis quelques jours, plusieurs stations de ski témoignent d’un boom des réservations de dernière minute. À Saint-Gervais, dans les Alpes, «nous observons un fort engouement de la clientèle pour les locations d’appartements et de chalets», qui compense l’effondrement des réservations dans les hôtels, assure Didier Josephe, directeur de l’office du tourisme de la commune. Au, total, pour cette semaine, le taux d’occupation des locations est compris entre 60% et 70% par rapport à une saison normale. Et pour les activités alternatives au ski alpin proposées par Saint-Gervais, «tout est complet pour cette semaine» d’après Didier Josephe. Un constat similaire est dressé au domaine skiable de La Pierre Saint-Martin, situé dans les Pyrénées, où les logements ont été pris d’assaut par les vacanciers: «il y a peu de logements disponibles à la location en ce moment. La fréquentation est presque normale par rapport aux années précédentes, nous sommes un peu étonnés du monde qu’il y a», confie Dominique Rousseu, directeur de la station, au Figaro.

«Nous avons constaté beaucoup d’arrivées samedi dernier», date de début des vacances des Français de la zone C, rapporte Michaël Ruysschaert, directeur général de l’Agence Savoie Mont Blanc, organe touristique des départements de Savoie (73) et de Haute-Savoie (74). Au total le territoire, qui comprend 112 stations de ski et pèse 60% de l’activité ski en France, enregistre un taux d’occupation moyen de 37% pour les vacances de février, contre 81% l’année dernière. Une baisse importante pour le secteur, «mais ce taux d’occupation reste une belle surprise au regard du contexte actuel», confie Michaël Ruysschaert. Et pour cause, la fermeture des restaurants et des remontées mécaniques laissaient présager des stations de ski bien moins remplies pendant les vacances de février. «Ces chiffres sont positifs, car ils montrent que beaucoup de personnes ont décidé de ‘faire confiance’ à la montagne sans ski alpin

Engouement pour les activités autres que le ski alpin

Les Français semblent donc au rendez-vous dans les massifs montagneux, et cela pour plusieurs raisons. Selon un sondage réalisé par l’institut Opinion Way pour l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM), révélé par Le Parisien , presque la moitié des Français interrogés (49%) associent à la montagne l’air pur et aux grands espaces. Une bouffée d’air frais dont ils ont particulièrement besoin en ce moment, d’après Michaël Ruysschaert. «On sent que le Covid les pousse à rechercher de l’oxygène et à se retrouver en famille», pointe-t-il, observant que beaucoup d’enfants, parents et grands-parents ont investi les lieux. Et cela même lorsque la météo n’est pas clémente pour les vacanciers : «Pendant les vacances de Noël, même les jours où il ne faisait pas beau, les visiteurs étaient contents d’être là, de voir de la neige», raconte Nicolas Rubin, maire de Châtel, village de Haute-Savoie.

Autre facteur qui semble attirer les Français: la diversification des activités proposées par les stations de ski, à défaut du ski alpin. Ski de randonnée, promenades à raquettes, construction d’igloos et de structures en glace… les domaines ont redoublé d’imagination pour attirer et occuper les visiteurs. Ces activités peuvent plaire facilement selon les acteurs du secteur, car elles sont jugées plus accessibles, en termes de budget et de technique, que le ski alpin. «Une paire de raquettes pour la journée coûte 30 euros, et beaucoup d’activités sont gratuites», précise Michaël Ruysschaert. De son côté, le directeur de la station La Pierre Saint-Martin explique que la clientèle a changé cette année : «les purs et durs ne sont pas venus, on a plutôt affaire à des personnes qui découvrent la montagne. Elles ont des tenues toutes neuves, c’est désordonné», s’amuse-t-il.

Si voir du monde sur les pistes réaménagées et croiser des promeneurs entre les sapins enneigés donne le sourire à ces professionnels du tourisme, la situation économique du secteur reste très difficile, notamment pour la filière viticole, celle agroalimentaire et celle de l’hôtellerie-restauration. «Sur les deux départements Savoie et Haute-Savoie, nous avons déjà perdu 4 milliards d’euros depuis le début de la saison, et nous tablons sur une perte totale de 6 milliards d’euros sur l’année», indique le directeur de l’Agence Savoie Mont Blanc. C’est donc une maigre compensation pour le monde de la montagne, qui «essaye de sauver les meubles», mais pour qui «il y aura des dommages collatéraux, notamment en termes d’emplois», conclut-il.

À VOIR AUSSI – Avec la fermetures des remontées mécaniques, les fournisseurs des stations de ski craignent le pire pour les prochaines saisons



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