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Economie

les syndicats dénoncent un «effet d’aubaine» avec la pandémie


«Il y en a qui profitent du Covid pour faire des plans sociaux inacceptables», a dénoncé Laurent Berger au micro de BFM Business, ce mardi matin. Dans le viseur du secrétaire général de la CFDT: Nokia, entre autres.

L’équipementier télécoms a récemment annoncé la suppression d’un tiers de ses effectifs en France, soit 1233 emplois dans sa filière Alcatel-Lucent. Des postes de recherche et de développement (R&D), consacrés à la technologie 5G, sont particulièrement visés. Le centre breton de Nokia, à Lannion, pourrait être menacé.

«Il faut préserver l’emploi parce que le secteur des télécoms est un des secteurs qui n’a pas souffert de cette période, renchérit le patron de la CGT, Philippe Martinez ce mardi matin, au micro de France Inter. Donc, il faut que l’État dise qu’il n’est pas question de supprimer des emplois. Nokia touche des aides publiques avec le crédit impôt recherche avec le CICE. L’État doit intervenir».

Lundi, le ministère de l’Économie a lui aussi réagi et indiqué que Nokia devait «améliorer très significativement» son plan. Selon l’AFP, le gouvernement va travailler avec les salariés d’Alcatel-Lucent pour faire des contre-propositions à Nokia et démontrer que la France est attractive. Les syndicats doivent être reçus ce mardi à Bercy.

Mois difficiles à venir

Les syndicats et le patronat ont également rendez-vous avec le président de la République, mercredi après-midi. Le cas de Nokia devrait être au menu de cette concertation.

Le futur dispositif qui remplacera le chômage partiel devrait également être présenté lors de cette réunion. Côté syndical, Philippe Martinez se félicite que l’État reste au chevet des entreprises et des salariés. «Le fait de maintenir le chômage partiel est un bon choix parce qu’il y a des salariés qui ne peuvent pas retourner au travail, souligne-t-il. Même si la pandémie semble s’éloigner – et encore que le conseil scientifique a lancé une alerte pour cet hiver – il faut continuer à protéger les salariés qu’on dit vulnérables. Et donc, pour cela, le chômage partiel est une solution».

Pour le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, les aides que l’État verse aux entreprises doivent en outre être assorties de garanties en termes d’emploi, mais aussi de «dialogue social». «Il va falloir distinguer très clairement les entreprises qui aujourd’hui se servent, un peu comme effet d’aubaine, du covid pour supprimer des effectifs, a-t-il expliqué, de celles qui souffrent réellement parce que l’activité a baissé. On parle de l’aéronautique, par exemple, d’ADP et autres, mais aussi de celles qui, structurellement, sont déjà en difficulté. C’est le cas du commerce, par exemple, ou du textile».

Pour autant, Laurent Berger se dit contre le «slogan de l’interdiction des licenciements. La réalité économique n’était pas celle-là».

Les partenaires sociaux espèrent également que le sujet de l’emploi des jeunes sera évoqué demain avec le président de la République. À l’heure actuelle, rien n’a été révélé sur l’ampleur des mesures qui devraient être annoncées à l’occasion de cet échange.



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