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Economie

Les transports en commun parisiens compteraient parmi les meilleurs au monde


Largement décriés depuis le début de la semaine sur fond de gestion de la crise sanitaire, les transports en communs parisiens compteraient parmi les meilleurs au monde. D’après la dernière édition du classement des «50 villes les plus résilientes en matière de mobilité urbaine», réalisé par le Oliver Wyman Forum en partenariat avec l’Université californienne de Berkeley, la ville lumière n’a pas à rougir de ses réseaux. Le «Urban Mobility Readiness Index 2020», au nom difficilement traduisible dans la langue de Molière, classe en effet Paris à la neuvième place, sur 50 villes étudiées.

Pour réaliser son classement, le groupe a d’abord sélectionné 50 grandes villes à travers le monde. Elles ont été choisies «en raison de leur mobilité distincte et des solutions variées qu’elles recherchent» pour améliorer leurs réseaux. Il s’agit également de capitales économiques. Ensuite, le think-tank a déterminé six «attributs clés» que doit proposer un «écosystème de mobilité» moderne à ses usagers. Ces systèmes doivent être «intégrés», avec un service multimodal à guichet unique et un trajet fluide ; «accessible», facile à utiliser, efficace, abordable et pratique ; «durable», protégeant l’environnement et la santé des citadins ; «innovant», grâce à l’emploi de technologies récentes ; «collaboratif», faisant travailler ensemble de grands groupes et de jeunes pousses ; et «résilient», c’est-à-dire capable de résister à des catastrophes et risques multiples.

Derrière, cinq «dimensions» regroupant 56 paramètres précis ont été utilisées pour établir le classement final des villes : les infrastructures, l’impact social, l’attractivité du marché, l’efficacité des systèmes et l’innovation des réseaux. Les villes ayant les meilleurs résultats dans ces domaines sont, sans surprise, au-dessus du lot et ont les meilleurs résultats dans chaque dimension. Un score global, sur cent, permet d’établir le classement final.

L’Europe très bien classée dans le domaine du transport

Dans le détail, Singapour, Londres et Stockholm forment le trio de tête. Ces métropoles sont suivies par Hongkong, Amsterdam, Tokyo, Helsinki, Berlin, Paris et New York. Ce top 10 reste resserré, les villes ayant chacune un score global compris entre 70,8 et 74,1. Avec 71,7, Paris, neuvième, est à égalité parfaite avec Berlin. Les vingt premières villes du classement laissent la part du lion à l’Europe, avec 9 villes, contre 4 villes pour l’Asie, 6 villes pour l’Amérique du Nord et une ville pour l’Océanie – Sidney.

La capitale française bénéficie d’excellents scores dans trois catégories. Elle est ainsi 2ème en termes d’infrastructures («la ville a-t-elle des infrastructures robustes et une connectivité étendue pour soutenir la mobilité de demain ?»), 4ème en termes d’attractivité du marché («Dans quelle mesure la ville engage-t-elle le secteur privé et sécurise-t-elle divers investissements pour développer la mobilité ?») et 7ème en termes d’innovation («Dans quelle mesure la ville exploite-t-elle les talents et les ressources locales pour stimuler les progrès technologiques ?»).

La ville pêche toutefois dans les domaines de l’impact social et de l’efficacité des systèmes. Autrement dit, elle ne «maximise» pas les avantages engendrés par la mobilité, par exemple sur l’emploi, ses transports sont relativement chers et son réseau manque cruellement de coordination et de surveillance en temps réel, «grâce à des éléments tels que les systèmes de gestion du trafic». En outre, malgré le recours important des habitants aux transports, ses investissements massifs, ses innovations et sa formation de bonne qualité, Paris souffre également de «niveaux élevés de pollution sonore et lumineuse».

À titre de comparaison, Londres est bien mieux reliée au reste du monde par son réseau d’aéroports et l’innovation reste inscrite dans l’ADN de la ville. Mais nos voisins britanniques souffrent eux aussi de pollution sonore et lumineuse et le covoiturage y est à la traîne. Singapour bénéficie quant à elle d’un système de gestion du trafic «sans égal» et la métropole asiatique a «l’un des meilleurs» systèmes ferroviaires de la planète. La ville jardin devrait toutefois renforcer sa «micromobilité» en favorisant la marche et les scooters électriques, ainsi que la mobilité partagée. Plutôt bonne élève, la capitale française a donc encore du travail à fournir pour espérer arriver sur le podium.



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