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Economie

les usagers bientôt remboursés en cas de retard


Le contrat négocié par la RATP et Île-de-France Mobilités pour la période 2021-2024 prévoit une meilleure protection des usagers face aux retards répétés.

Alors que la mise en concurrence se profile pour les lignes de transport en commun en Île-de-France, la RATP s’apprête à signer un nouveau contrat avec Île-de-France Mobilités (IDFM). Cet accord, qui régira la période 2021-2024, apportera son lot de changements pour les usagers des transports en commun, selon les informations du Parisien . Parmi ces nouveautés, un remboursement partiel du titre de transport en cas de retards trop importants.

Concrètement, la RATP devra offrir un dédommagement aux Franciliens qui ont recours au RER A ou au RER B en cas de retards répétés. Selon le contrat négocié par la RATP et l’autorité régulatrice des transports en Île-de-France, si la ponctualité des trains est inférieure à 80% sur une période de 3 à 5 mois sur une branche, les usagers pourront obtenir un dédommagement équivalent à un demi-mois de pass Navigo. En cas de retards qui s’étendraient sur une période plus longue, c’est-à-dire entre 6 et 9 mois, ce remboursement serait égal à un mois de pass Navigo. Au-delà de neuf mois de retards répétés, les usagers pourront réclamer le remboursement d’un mois et demi de pass.

Toujours selon Le Parisien, la ponctualité des métros, généralement respectée aux heures de pointe, sera surveillée lors des heures creuses avec un nouvel indicateur de ponctualité. Des indicateurs seront également instaurés concernant la propreté, et l’information en cas de travaux ou de grève. Concernant les mouvements sociaux justement, «le remboursement sera automatique» pour les usagers, fait valoir Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, qui garde à l’esprit les tergiversations autour des remboursements au moment de la grève dans les transports de l’hiver 2019-2020.

Préparation de l’ouverture à la concurrence

Ces exigences sont assorties d’économies pour la RATP : celle-ci devra réduire ses frais de fonctionnement de 200 millions d’euros (sur un total de 21,2 milliards d’euros versés). Autant de nouvelles contraintes qui jettent les bases d’une adaptation à l’ouverture prochaine à la concurrence. Celle-ci doit intervenir à la date du 1er janvier 2025. Dans un avis publié en janvier, la Cour des comptes avait mis en garde : l’entreprise souffre de «surcoûts», en raison d’un «cadre social largement hérité de l’histoire (…) susceptible de la pénaliser»

Ces évolutions ne se font pas sans frictions avec les organisations syndicales. Vendredi dernier, une journée nationale d’action était organisée par la CGT dans les transports urbains et interurbains, notamment pour réclamer des hausses de salaires, s’opposer à la concurrence dans ce secteur et protester contre la répression syndicale. À la RATP, l’appel à la grève de la CGT «n’a pas eu d’impact sur le trafic», selon des informations recueillies par l’AFP auprès de la direction.



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