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Economie

L’impact spectaculaire de la crise sur le marché du travail en 12 chiffres clés


La crise du coronavirus, on le sait, est d’une violence sans précédent et les chiffres de son impact sur le marché du travail en attestent chaque semaine. En voici quelques-uns qui permettent, pour ceux qui resteraient encore à convaincre, de l’ampleur du choc subi.

D’après le baromètre économique de l’Acoss, la fédération des Urssaf chargées de collecter les cotisations sociales dans les entreprises, les déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) ont chuté de 64,9% en avril, du jamais vu, après un premier recul inédit de 24,9% en mars. Le repli sur longue période est impressionnant et montre bien l’ampleur du terrain perdu à reconquérir: -73,8% sur trois mois et -73% sur un an.

Le ministère du Travail a également mis en ligne ce mercredi quelques données intéressantes, tirées de la deuxième édition de l’enquête Acemo spéciale Covid, réalisée avec l’appui de l’INSEE auprès des entreprises de plus de 10 salariés, sur le marché du travail en avril. Il en ressort ainsi que 45% des salariés étaient employés, le mois dernier, dans une entreprise dont l’activité s’est complètement arrêtée ou a été diminuée de moitié. Soit près d’un salarié sur deux!

La Dares note une légère amélioration dans la répartition entre travail en présentiel, travail à distance et inactivité. Ainsi, un tiers des salariés travaillait le mois dernier sur site (contre un quart fin mars), un cinquième était en chômage partiel (versus un quart fin mars), un quart en télétravail (comme fin mars) et les autres en congés (payés, maladie…). Mieux, sur l’ensemble du mois d’avril, pas moins de 832 millions d’heures de travail ont été chômées, soit l’équivalent de 2,8 semaines de travail à 35h par salarié. Quant à l’espoir d’une reprise… Celle-ci est plus qu’aléatoire: un tiers des entreprises ne croit pas à un retour à la normale dans les 3 mois, et un quart est incapable de donner une date.

5,4 milliards d’heures chômées

D’après le baromètre hebdomadaire publié par la rue de Grenelle, quelque 12,7 millions de personnes étaient en chômage partiel au 19 mai, soit 300.000 de plus que la semaine dernière, à la suite de 1,3 million de demandes préalables formulées (+34.000 en une semaine) par un peu plus d’un million d’entreprises. Des records qui portent à 5,4 milliards le total des demandes d’heures chômées depuis le début de la crise et 430 heures chômées demandées, en moyenne, par salarié équivalentes à plus de 12 semaines à 35 heures hebdomadaires.

Dans le détail, 47% des salariés faisant l’objet d’une demande d’activité partielle (l’autre nom du dispositif de chômage partiel) depuis le 1er mars travaillent dans des entreprises de moins de 50 salariés. À l’inverse, ceux qui travaillent dans des entreprises de 250 salariés ou plus représentent 33% des salariés en activité partielle. Sans surprise, trois secteurs (activités de services spécialisés, scientifiques et techniques et services administratifs et de soutien; commerce; et construction) concentrent toujours environ 50% des demandes d’autorisation préalable, des effectifs concernés et des heures chômées demandées depuis le 1er mars. Enfin, l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes cumulent un peu plus du tiers des dossiers déposés, des effectifs concernés et des heures chômées demandées depuis le 1er mars.

Les entrées dans des contrats aidés sont, enfin, toujours en chute libre: -75% de demandes d’aides transmises à Pôle Emploi concernant les emplois francs après les quatre premières semaines du confinement, à moins de 200 sur une semaine. 5000 entrées en parcours emploi compétences (PEC) ont été comptabilisées depuis la mi-mars, dont 400 sur la dernière semaine, ce qui représente une chute de 68% du nombre d’entrées cumulées sur les deux derniers mois comparé à la même période en 2019.



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