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Finance

L’or grimpe au plus haut depuis 7 ans



Le métal précieux continue de profiter de la crise du coronavirus. Lundi, l’or a pris 1,25 % pour atteindre 1.765,43 dollars l’once, son plus haut niveau depuis octobre 2012. Les facteurs de hausse ne manquent, comme en en témoigne l’inventaire à la Prévert des analystes de Commerzbank qui citent pêle-mêle « les doutes sur une reprise économique en V, renforcés par des données économiques pour les Etats-Unis désastreuses publiées vendredi ». Sans oublier « la spéculation autour de possibles taux négatifs aux Etats-Unis, l’argent facile qui inonde les marchés, la hausse rapide de l’endettement des Etats et les craintes d’un nouveau conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine ».

L’appétit des investisseurs

Tout d’abord, les investisseurs jouent la sécurité. Dans sa revue de stabilité financière, publiée deux fois par an, la Réserve Fédérale a mis en garde contre de nouvelles chutes sur les marchés actions. Dans cette optique, les flux vers des fonds indiciels adossés à l’or (ETF-or) ont été multipliés par sept , selon les données du Conseil mondial de l’or. La tendance s’est confirmée au deuxième trimestre et semble même s’accélérer. Vendredi, les ETF-or se sont alourdis de 13 tonnes portant à 90 tonnes les flux nets depuis le début du mois. « Mai s’apprête à enregistrer un nouveau record avec des flux plus importants que les deux mois précédents, déjà très solides ».

A l’inverse les spéculateurs ont réduit fortement leurs positions à la hausse qui sont tombées à leur plus bas niveau depuis juin 2019. « Le plus probable, c’est que les investisseurs ont pris leurs profits et attendent que les prix fléchissent, avance-t-on chez Commerzbank, si cela ne se produit pas, les spéculateurs pourraient jeter l’éponge – ce qui tirerait les cours ». Les cours de l’or sont également soutenus par la durée de la crise. Dans un entretien avec la chaîne américaine CBS, le patron de la Fed Jay Powell estime que le rétablissement de l’économie pourrait s’étendre jusqu’à fin 2021 et que tout dépendra de la découverte ou non d’un vaccin contre le covid-19.

Le risque d’un retour de l’inflation

Par ailleurs, les banques centrales sont partout dans le monde à la manoeuvre pour soutenir les Etats à amortir le choc de la crise. La baisse des taux directeurs écrase le rendement des autres valeurs refuge comme les emprunts d’Etats Américains. Les taux réels – c’est-à-dire prenant compte la hausse des prix – sont eux aussi comprimés, voire négatifs. Dans une telle configuration les investisseurs se tournent vers l’or qui sert de couverture. Les analystes de Morgan Stanley, le marché sous estime la possibilité que l’inflation s’emballe en 2021-2022.



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