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Economie

l’UE veut accélérer sa collaboration avec les États-Unis pour améliorer la production


Bruxelles veut s’assurer que les usines européennes pourront se procurer le matériel nécessaire à l’élaboration des vaccins. Une réunion aura lieu lundi entre le commissaire européen Thierry Breton et son homologue américain Jeffrey Zients.

«Deux à trois milliards de doses» de vaccins pourront être produites par an d’ici la fin de l’année sur le sol européen, promettait il y a peu le commissaire européen Thierry Breton. Pour atteindre cet objectif, l’Union européenne souhaite renforcer sa collaboration avec les États-Unis.

Selon une source européenne, une réunion se tiendra lundi 8 mars entre Thierry Breton, désormais chargé d’accélérer la production des doses de vaccins sur le continent, et son homologue américain Jeffrey Zients, le coordinateur de l’équipe en charge de la lutte contre le Covid-19 à la Maison-Blanche.

Le rôle de la Commission n’est pas du tout celui de faire le job d’AstraZeneca, en récupérant des doses potentiellement disponibles outre-Atlantique

Une source européenne au Figaro

Critiquée ces dernières semaines pour les retards de livraison des vaccins, l’UE met les bouchées doubles pour accélérer la production de doses sur son sol. Ces deux dernières semaines, le commissaire européen a fait la tournée des sites européens de production de vaccins pour identifier les principaux goulets d’étranglement. La fabrication de vaccins dits ARN messager, tels que ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, nécessite certains ingrédients pour lesquels l’UE dépend des États-Unis. Les équipes de l’UE se sont également entretenues avec les sites partenaires du groupe pharmaceutique AstraZeneca, qui se situent en Belgique et aux Pays-Bas.

«Nous avons des chaînes de production très liées entre les États-Unis et l’Europe. Le but est d’anticiper qu’il n’y ait pas de point de blocage dans les prochaines semaines», précise cette source européenne. L’UE veut s’assurer que ses usines pourront se procurer le matériel nécessaire à l’élaboration des vaccins. Quelques éléments feront l’objet d’une attention particulière lors des discussions de lundi, à savoir : les nanolipides nécessaires aux vaccins à ARN messager, les fioles, les seringues mais également les sacs stériles qui tapissent les cuves de 1000 litres où le vaccin est fabriqué, et que peu d’industriels produisent. Ces «sacs jetables» sont produits notamment par des entreprises européennes qui ont leurs sites de production outre-Atlantique mais également par des sociétés américaines situées sur le sol européen.

Exportation de vaccins ?

Dans un article paru ce samedi 6 mars, le Financial Times affirme que l’UE va exhorter le gouvernement américain d’approuver l’exportation de millions de doses du vaccin AstraZeneca sur le sol européen. Washington a commandé 300 millions de doses de ce vaccin, toutefois ce dernier n’a pour l’heure pas encore été approuvé par les régulateurs américains. «Le rôle de la Commission n’est pas du tout celui de faire le job d’AstraZeneca, en récupérant des doses potentiellement disponibles outre-Atlantique. L’UE ne cherche pas à obtenir des doses, ce n’est pas à l’ordre du jour », conteste cependant un fonctionnaire européen contacté par Le Figaro.

À la fin du premier trimestre 2021, la société pharmaceutique anglo-suédoise doit livrer 40 millions de doses à l’Union européenne, soit deux fois moins que le volume initialement prévu. AstraZeneca a échoué à plusieurs reprises à tenir ses promesses de livraison, en raison de problèmes de production. «L’UE verra au moment de la livraison si le groupe a rempli ses obligations et agira en conséquence», conclut le fonctionnaire européen.



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