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Economie

Macron choisit la députée Laure de La Raudière à la tête de l’Autorité de régulation des télécoms


Une décision qui ne séduit pas le fondateur de Free, Xavier Niel, qui s’est insurgé contre la nomination de cette ancienne responsable de France Télécom.

Emmanuel Macron a choisi la députée d’Eure-et-Loire (Agir) Laure de La Raudière pour prendre la tête l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), une ancienne responsable de France Telecom-Orange.

Pour succéder à Sébastien Soriano, dont le mandat a pris fin début janvier, «le président de la République envisage, sur proposition du Premier ministre, de nommer Mme Laure de La Raudière en qualité de présidente de l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep)», a précisé l’Elysée dans un communiqué. Pour être confirmée, cette nomination doit maintenant recevoir l’aval de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale — dont Laure de La Raudière est membre — et de son équivalent au Sénat.

Spécialiste reconnue du numérique et des télécoms, Laure de la Raudière, âgée de 55 ans, a réalisé une partie de sa carrière chez France Telecom-Orange entre 1990 et 2001 à différents postes de direction. Interrogé sur son éventuelle nomination, Xavier Niel avait jugé lundi sur BFM Business que «ce serait aberrant pour la concurrence». «Nommer à la tête d’une autorité indépendante quelqu’un qui a bossé 15 ans chez Orange, cela me paraît assez surprenant», a-t-il affirmé.

De l’UMP à Agir

Tendance libérale et pro-entreprises, la députée de centre droit siège depuis 2007 à l’Assemblée, où elle est régulièrement intervenue sur «les enjeux du numérique», Diplômée de Normale Sup’ et de Télécom Paris, Laure de la Raudière a commencé sa carrière chez France Télécom, avant de rejoindre une start-up, puis de créer son entreprise de conseil en réseaux. Elle s’engage ensuite durablement en politique en 2007, en s’imposant aux législatives dans la 3e circonscription d’Eure-et-Loir, sous la bannière de l’UMP, devenue LR depuis.

Pour la présidentielle de 2017, elle participe activement à la campagne infructueuse de Bruno Le Maire lors de la primaire de droite, remportée par François Fillon. Comme d’autres, elle claquera la porte au moment de l’affaire Fillon puis rejoindra en 2017 un groupe parlementaire de centre droit conciliant avec la majorité présidentielle. Elle se présente sans succès à la présidence de l’Assemblée, obtenant 34 voix, contre 353 pour le candidat LREM François de Rugy.

Fin 2017, elle prend part à la fondation du parti centriste Agir avec plusieurs élus dont le ministre délégué au Commerce extérieur Franck Riester. Au Palais Bourbon, la députée, membre de la commission des Affaires économiques, a participé à la création d’un dixième groupe parlementaire, Agir Ensemble, allié de la majorité et composé de 17 députés, dont des ex-LR ou ex-LREM.



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