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Economie

Malgré le déconfinement, l’activité n’a que partiellement redémarré en décembre


La Banque de France estime que l’assouplissement de mesures sanitaire a permis de limiter le recul du PIB à -7% sur le dernier mois de 2020. Janvier ne s’annonce pas meilleur.

L’assouplissement des mesures sanitaires en fin d’année dernière n’a pas suffi à donner un coup d’accélérateur à l’économie. Selon sa dernière note de conjoncture publiée ce mercredi, la Banque de France (BdF) estime que l’activité ne s’est que «partiellement» redressée sur l’ensemble du mois de décembre par rapport à novembre. «Au total, nous estimons à -7% la perte de PIB sur le mois de décembre par rapport au niveau d’avant-crise», écrit la BdF.

Ce recul est certes moins important que celui enregistré au mois de mai, au sortir du premier confinement (-17%), mais il ne suffit pas à revoir à la hausse les chiffres de la croissance pour l’ensemble de l’année 2020. «Notre estimation de la contraction du PIB au quatrième trimestre 2020 par rapport au trimestre précédent est de -4%, ce qui laisse inchangée à -9% la baisse du PIB en moyenne annuelle pour 2020», affirme l’institution.

L’automobile et l’aéronautique en souffrance

La reprise partielle constatée au mois de décembre est essentiellement due au secteur des services, qui avait été le plus affecté par le nouveau confinement instauré en novembre. Parmi les gagnants de l’assouplissement des mesures sanitaires figuraient l’édition et les services d’information, dont l’activité a dépassé son niveau d’avant-crise. De même, les services à la personne, le commerce et la réparation automobile se sont nettement redressés. À l’opposé, l’hébergement et la restauration présentaient toujours «des niveaux d’activité extrêmement dégradés».

Du côté de l’industrie, l’heure était à l’amélioration en fin d’année dernière, notamment dans l’industrie chimique, les produits informatiques, électroniques et optiques. L’automobile et l’aéronautique étaient en revanche toujours en souffrance. Dans le bâtiment, l’activité est restée stable, «proche de son niveau d’avant-crise», précise la Banque de France.

«Manque de visibilité»

L’institution prévient: cette légère amélioration constatée en décembre ne suffira pas à relancer la machine en ce début d’année. Le mois de janvier devrait être marqué par un niveau d’activité «quasi stable» dans l’industrie, le bâtiment et les services. Ainsi, la perte de PIB par rapport au niveau d’avant-crise resterait autour de -7% ce mois de janvier.

Mais tout peut encore basculer. «Cette anticipation d’une stabilité globale de l’activité doit être interprétée avec prudence car elle peut masquer un manque de visibilité, compte tenu de la forte incertitude sur l’évolution de l’épidémie au moment où l’enquête a été menée», précise la BdF. Beaucoup de secteurs, en particulier dans les services, restent dépendant de l’évolution des mesures sanitaires. Et les nouvelles ne s’annoncent pas bonnes pour eux. Alors que l’épidémie regagne du terrain et que le monde doit affronter la mutation du virus, de nouvelles restrictions devraient êtres mises en place en France. Si un troisième confinement semble être écarté pour le moment, l’extension du couvre-feu à 18 heures est sur la table. Des décisions seront prises ce mercredi lors d’un nouveau conseil de défense sanitaire.



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