Image default
Economie

« Malgré les barrières, le confinement ne doit pas nous empêcher de poursuivre notre accompagnement »


S’il milite contre l’interdiction des visites, Stéphane Fritz, président du réseau Guy Hoquet, estime qu’il fait tout faire pour faciliter la vie immobilière des Français. Evolution du marché, tendances et conseils pratiques. Interview.

Comment s’organise le réseau Guy Hoquet durant cette nouvelle période de reconfinement ?

Stéphane Fritz : « Nous nous organisons comme cela a été le cas lors du confinement de mars dernier. A la seule différence que nous sommes encore plus préparés qu’auparavant. Nos agences savent parfaitement travailler malgré la distance, pour les projets en cours et préparer ceux du futur.  D’autre part, nous avons mis en place des animations ludiques pour la mobilisation et le moral de nos collaborateurs. Notre ADN immobilier est celui du contact, de l’humain, et le confinement, s’il a mis des barrières, ne doit pas nous empêcher de poursuivre notre accompagnement.

Il faut séparer les visites du reste. Nous nous sommes digitalisés depuis des années, afin de faciliter la vie immobilière des Français. La signature électronique est évidemment en place à 100% dans le réseau, tout comme la visite virtuelle immersive, pour laquelle nous nous sommes associés avec le leader mondial en la matière. Près de la moitié du réseau est équipé. Si elles permettent d’éviter les visites inutiles, de sélectionner plus efficacement en amont, elles ne remplaceront pas les visites physiques, qui déclenchent réellement la décision.

Qu’attendez-vous concrètement du gouvernement ?

C’est simple : autoriser les visites pour ne pas bloquer la chaîne immobilière. A l’heure actuelle, les notaires, courtiers, banquiers, déménageurs peuvent travailler, mais l’impossibilité de faire des visites bloque tous les processus. Ce sont des milliers d’emplois et de projets en jeu, avec un risque de faire appel davantage aux aides gouvernementales alors que d’autres professionnels, notamment les restaurateurs, en ont particulièrement besoin. C’est pourquoi avec les 7 principaux réseaux et 4 des plus gros groupes intégrés, nous avons lancé un appel au gouvernement et à la Ministre Emmanuelle Wargon afin d’être entendus. Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures sanitaires nécessaires, à les renforcer s’il faut. Limitons le nombre de personnes, aérons lors de la visite, gardons deux mètres de distance, mais ne bloquons pas la chaîne immobilière alors que nous pouvons garantir la sécurité de tous.

A quelles demandes êtes-vous confrontés depuis le début de la pandémie ?

La demande de maison est sans doute la plus parlante. Les Français, face à l’incertitude d’une amélioration pérenne, sont à la recherche d’espace. Notre réseau a constaté au niveau des transactions, et non plus seulement de la recherche, une augmentation de 20% des achats de maisons et une baisse de 20% concernant les appartements.

Ce second confinement va-t-il engendrer un attentisme ?

Je ne parlerai pas d’attentisme, mais plutôt de fatalisme. Avec l’impossibilité des visites, difficile pour les Français de se projeter. Nous prenons des mandats, mais ceux-ci sont pour le moment assortis d’une condition suspensive de visite. La situation à laquelle nous nous attendons, c’est celle du premier déconfinement, avec un bouchon qui va sauter et des projets qui vont tous se concrétiser en même temps. Ce n’est pas ce que nous prévoyons. La demande est toujours soutenue mais l’offre ne suit pas. Par ailleurs, il y un déficit de 100 000 logements neufs dans le pays. La seule tendance que nous observons, c’est que les prix de certaines maisons, auparavant négociés, partent désormais au prix initial affiché.

Lorsque l’on souhaite vendre ou acheter un bien immobilier, en quoi faut-il être particulièrement attentif en cette période si particulière ?

De façon générale, mais je crois que ce n’est pas lié au confinement, nous conseillons toujours de privilégier l’emplacement d’un bien, proche des commodités. En cette période, attention alors à l’emballement sur des biens très isolés pour lesquels les Français pourraient être tentés. Le second conseil, c’est de bien vérifier l’isolation. C’est un critère décisif désormais, et choisir un bien avec des notes  D ou E après diagnostic, est un vrai risque. A moins d’avoir une belle enveloppe budgétaire pour les travaux…”



Source link

Autres articles

Sous une pression croissante, Mark Zuckerberg promet de réexaminer certaines règles de modération de Facebook

administrateur

l’Égypte demande le soutien financier du FMI

administrateur

Les loges de concierge ont contribué à la baisse des charges à Paris

administrateur

la check-list du premier appartement

administrateur

Ce que la Convention citoyenne propose pour financer la transition écologique

administrateur

Amazon maintient ses entrepôts français fermés

administrateur