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Finance

Marchés financiers: Bruxelles plaide pour une base de données intégrée



Publié le 7 oct. 2020 à 18:56Mis à jour le 7 oct. 2020 à 19:19

Comment renforcer les marchés de capitaux européens ? Le Brexit approchant, la question devient plus pressante. Le 24 septembre dernier, la Présidente de la commission européenne a appelé à achever l’ Union des Marchés de Capitaux . Cette initiative destinée à renforcer l’intégration des marchés financiers du Vieux continent, à l’origine lancée en 2015, n’a jusqu’ici accouché que de mesures éparses et incomplètes. Et douze ans après la crise de 2008, les marchés européens sont loin d’être unifiés. 

« Un marché véritablement unique ne peut pas exister sans une vision plus intégrée des transactions », a déclaré Ursula von der Leyen. La Commission européenne a demandé à la société de conseil londonienne Market Structure Partners de se pencher sur le sujet. L’étude publiée ce mercredi donne quelques pistes. Les consultants spécialisés recommandent en particulier la création d’une base de données consolidée sur les transactions de marché. Celle-ci serait gérée par un organisme auto-régulé, c’est-à-dire issu de l’industrie financière, qui travaillerait étroitement avec les autorités de supervision. 

Une trentaine de systèmes de négociations

C’est le système qui existe aux Etats-Unis, où la Finra (Financial Industry Regulatory Authority) qui collabore avec la SEC (Security and Exchange Commission), a le pouvoir de récolter des informations sur les transactions de marché auprès des Bourses et des intermédiaires financiers (brokers). Bruxelles en rêve depuis longtemps. Avec plus d’une trentaine de systèmes de négociations, l’Europe financière est particulièrement morcelée. L’un des problèmes est que les diverses Bourses et plateformes d’échange multilatérales, éparpillées dans les différents pays, publient certes des données sur les volumes, le nombre de transactions ou encore les prix, mais chacune le fait à sa façon. Ainsi, les données sont difficilement comparables ou réconciliables.

Les investisseurs, comme les gestionnaires de fonds, s’en plaignent. Pour eux, l’environnement est toujours trop opaque pour leur permettre d’avoir une idée exacte des coûts de trading. Difficile, dans ces conditions, de choisir les plateformes les mieux adaptées à leurs transactions.

Pour les consultants britanniques, il est vain d’attendre une auto-régulation spontanée de la part des professionnels du marché. Ils proposent que l’organisme chargé de recueillir les données de marché ait le pouvoir d’imposer des amendes, si les informations délivrées sont insuffisantes ou de piètre qualité.

« Les avantages liés à l’existence d’une base de données de marché consolidées l’emportent clairement sur le coût de sa mise en place. » Celui-ci est estimé à 11 millions d’euros. Ses coûts de fonctionnement seraient essentiellement couverts par l’adhésion – obligatoire – des intermédiaires de marché.



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