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Economie

Matignon veut rapprocher les mesures du «terrain»


La troisième réunion du comité national de suivi de la relance s’est déroulée ce lundi, avec l’ambition de faciliter l’accès aux dispositifs des territoires.

Avec 40 milliards d’euros du plan de relance mobilisés à fin juin, Matignon s’est dit lundi optimiste sur l’objectif d’engager 70 milliards d’ici la fin de l’année, mais des décisions seront bientôt prises pour davantage «rapprocher du terrain» son déploiement.

Le Premier ministre a présidé lundi matin la troisième réunion du comité national de suivi de la relance, chargé de s’assurer du rythme de réalisation du plan de 100 milliards d’euros sur deux ans décidé en septembre dernier.

Des mesures annoncées dans les prochaines semaines

«Le déploiement du plan de relance se déroule de manière assez satisfaisante (…) avec la perspective raisonnable sur laquelle nous sommes assez confiants, d’avoir engagé d’ici la fin de l’année 70 milliards d’euros», a indiqué Matignon lors d’un point avec la presse à l’issue de cette réunion.

Après un certain nombre de critiques d’élus sur la complexité de ce vaste plan, «les choses s’améliorent, mais il y a encore quelques éléments à travailler pour améliorer à la fois l’accessibilité, la simplicité et aussi la déconcentration du plan de relance», constate-t-on toutefois dans l’entourage du Premier ministre. Jean Castex devrait ainsi faire des annonces «dans les prochaines semaines» pour «déconcentrer les mesures du plan de relance».

Objectif: favoriser l’aide aux «territoires»

L’objectif est notamment de faciliter l’accès aux dispositifs des plus petites entreprises et des petites communes, qui n’ont souvent pas les ressources pour répondre aux appels à projets et autres mesures du plan. Fin juin, un rapport d’un député MoDem, Jean-Noël Barrot, réclamait par exemple la création d’une plateforme en ligne offrant aux «territoires» un accès à des agents publics spécialistes de l’ingénierie de projets.

Sur les 40 milliards d’euros déjà déployés (correspondant à des projets contractualisés), 16 milliards l’ont été sur le volet dédié à la compétitivité des entreprises, 12 milliards sur le volet consacré à la transition écologique, et 12 milliards sur la partie dédiée à la cohésion sociale et territoriale (emploi des jeunes, santé, etc.).

26 milliards d’euros ont été effectivement dépensés. Le succès de certains dispositifs (prime à la rénovation énergétique, aides pour l’investissement industriel, revitalisation des friches, etc…) a conduit le gouvernement à réaffecter environ 5 milliards d’euros de moyens initialement mis sur des mesures qui ont démarré plus lentement qu’escompté (activité partielle de longue durée, primes à l’achat de véhicules propres, renforcement des fonds propres des entreprises, etc.).

«Bâtir la France de 2030»

L’objectif du plan de relance est de ramener le plus vite possible l’économie française à son activité d’avant la crise. Cela devrait être chose faite d’ici la fin de l’année, selon des prévisions récentes de l’Insee.

Le gouvernement réfléchit désormais à un plan d’investissement dans une logique de plus long terme, pour «bâtir la France de 2030», selon l’ambition affichée par Emmanuel Macron. Il s’agit d’investir dans des secteurs qui connaissent une «accélération technologique très forte», comme les semi-conducteurs, ou accompagner la transition de fond d’autres activités, comme l’automobile, indique-t-on à Matignon.

Le gouvernement souhaite aussi le «construire sur des priorités européennes», en concertation avec l’Allemagne notamment.



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