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Economie

Muriel Pénicaud annonce une «amorce de décrue»


Au troisième jour du déconfinement, ce mercredi 13 mai, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a annoncé une légère décrue des chiffres du chômage partiel et salué la réouverture des commerces. Aujourd’hui, les demandes cumulées de chômage partiel concernent au total un peu plus de 12 millions de salariés pour un million d’entreprises. «Les demandes actives» sont tombées «à 11 millions et 200.000 salariés», a annoncé sur France Info ce matin Muriel Pénicaud. «C’est une amorce de décrue (…) on est sur le chemin de la reprise».

«Je salue la réouverture de 400.000 commerces» cette semaine «et les 800.000 salariés qui repartent travailler», a-t-elle souligné. Selon la ministre, «50%» des chantiers ont repris du service. Le secteur industriel «a pris toutes les mesures sanitaires» et «tourne à 60%». «Au fur et à mesure ça s’agrandit (…) cela va prendre du temps mais pour les chantiers on peut estimer que d’ici un mois 100% auront rouvert», a précisé la ministre du Travail, répétant l’objectif fixé la veille par le ministre chargé du Logement Julien Denormandie. «Pour l’industrie, ça peut prendre plus de temps, les secteurs aéronautiques ou automobiles étant plus touchés», a poursuivi Muriel Pénicaud.

La ministre a réaffirmé que le dispositif de chômage partiel a vocation à évoluer progressivement à partir de juin. «Il faut y aller étape par étape, (…) on va accompagner la décrue», a-t-elle indiqué, ajoutant que «début juin nous allons baisser un peu la part de l’État (…) pour encourager les choses à repartir.» Cette adaptation des mesures sera décidée «d’ici la fin de la semaine».

Interrogée sur l’éventualité d’une conférence sur les bas salaires et une possible augmentation du SMIC, réclamée notamment par la CGT, la ministre a estimé que «la crise a révélé aux yeux de tous l’importance de certains métiers considérés de second ordre». Une référence aux salariés restés «sur le front» : éboueurs, caissiers, chauffeurs routiers… «Il y a un avant et un après confinement», a-t-elle ajouté, poursuivant : «Je vais convoquer toutes les branches professionnelles concernées pour que l’on regarde comment et dans quel cadre elles peuvent prendre en charge l’évolution des salaires». Quant à l’augmentation du Smic, celle-ci «n’est pas la bonne voix», a-t-elle jugé, expliquant que «beaucoup de métiers “au front” ne seraient pas concernés». Selon elle, «il faut revoir les classifications par branche».

«Ma priorité c’est que les 12 millions de personnes» qui ont bénéficié du dispositif «retrouvent leur emploi». «Il y a encore des choses devant nous, on ne peut pas espérer avoir une activité économique pleine et entière», a poursuivi la ministre. «Beaucoup d’activités restent en sous-activité, le but est que tout le monde puisse réactiver son contrat de travail».

Muriel Pénicaud en a profité pour indiquer que 5 millions de salariés se trouvaient toujours en télétravail. «Ce n’est jamais arrivé», a-t-elle commenté. La ministre a eu rendez-vous mardi avec les partenaires sociaux pour discuter du sujet. «Tous les textes sont là, la législation est déjà assez précise (…), je pense qu’il est important que tous les comités sociaux-économiques se réunissent pour discuter des modalités», a-t-elle dit, reconnaissant «des problèmes» parfois «dans la pratique».

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