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Economie

«Nous avons choisi les sites qui permettent une production massive», détaille Agnès Pannier-Runacher


La ministre déléguée chargée de l’Industrie fait valoir le rôle de la France dans la phase d’enflaconnage des vaccins, alors que la chaîne de production européenne se renforce.

250 millions de doses : tel est l’objectif de production de vaccins sur le territoire français d’ici la fin de l’année. Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, a détaillé ce mardi matin sur le plateau de LCI le plan d’attaque du pays et de l’Union européenne pour massifier la production.

Première étape : la France va se spécialiser dans la phase de mise en flacon. Ce mercredi débutera, dans l’usine de Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir) du sous-traitant Delpharm, l’enflaconnage de doses Pfizer-BioNTech. «La mise en flacon est une opération absolument majeure et complexe,» fait valoir Agnès Pannier Runacher.

Accélération de la production

Dans un deuxième temps, le suédois Recipharm démarrera à son tour la production de la formule du laboratoire Moderna. Autre possibilité évoquée par Agnès Pannier-Runacher : la production sur deux sites français, à savoir ceux du façonnier Fareva à Val-de-Reuil (Eure) et à Pau (Pyrénées-Atlantiques), du vaccin CureVac.

Une inconnue de taille subsiste cependant, puisque la formule du laboratoire allemand n’a pas à ce stade d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Celle-ci devrait intervenir «fin mai, début juin», selon la ministre. La France prendrait ensuite sa part pour assurer la production de ce nouveau vaccin, à destination du marché européen. «Nous sommes une partie de la chaîne de production européenne, et c’est la France qui portera l’essentiel de cette étape d’enflaconnage, ajoute-t-elle. Nous avons choisi les sites qui nous permettront de produire des quantités massives de vaccins.»

Sanofi va mobiliser son site de Marcy-l’Étoile, près de Lyon, qui participera à la formulation et au remplissage des flacons du vaccin de son concurrent Johnson & Johnson. Cette nouvelle étape de production devrait intervenir «vers juillet», alors que Sanofi poursuit de son côté l’élaboration de son propre vaccin.

Une campagne de vaccination laborieuse

Cette mise en commun européenne de la production doit permettre de donner un coup d’accélérateur à une campagne de vaccination qui a patiné ces derniers mois.

Le 1er avril, l’OMS a dénoncé la lenteur de la campagne de vaccination européenne par la voix du docteur Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l’OMS Europe. «Le déploiement de ces vaccins est d’une lenteur inacceptable. Soyons clairs : nous devons accélérer le processus en augmentant la production, en réduisant les obstacles à l’administration des vaccins et en utilisant dès maintenant chaque flacon que nous avons en stock», avait-il ainsi déclaré. Rappelons qu’en date du 29 mars, 11,8 % de la population française a reçu au moins une première injection de vaccin. Ce ratio légèrement supérieur à la moyenne observée dans l’Union européenne, à hauteur de 11,2 %.



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