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Economie

Numérique ou drive-in, quel avenir pour les concerts au temps du coronavirus?


Spectacles, concerts et festivals, les grands rassemblements culturels sont à la peine. Depuis avril et pour les mois à venir, difficile de savoir à quoi pourrait ressembler le futur de ces événements si prisés avant la crise sanitaire. Le New York Post a tenté d’établir un élément de réponse en dessinant un probable avenir de la musique live.

Le quotidien américain fait d’abord état des performances proposées via écrans interposés qui ont animé le confinement. «Nous sommes tous fatigués de voir quelqu’un jouer de la guitare sur son canapé», déplore Dave Brooks, directeur principal de Billboard, plus grand classement musical au monde.

Il voit cependant d’un bon œil le progrès que cela apporte en termes de productions, comme ce fut le cas pour le live de Travis Scott qui s’était produit en direct du jeu vidéo Fortnite. Ou encore lors du concert des Dropkick Murphy’s dans un stade totalement vide des Boston Red Sox. «Le streaming payant, c’est incroyable de voir à quel point les artistes s’en sortent bien lorsqu’ils combinent des performances en ligne avec leur marchandise, des vinyles spéciaux et autres», a-t-il souligné.

Dernier exemple en date, «Tomorrowland Around the World». Substitut du festival original, ce Tomorrowland «version numérique payante» avait lieu ce week-end et a réuni plus d’un million d’internautes. «Nous avions 400.000 personnes qui seraient venues en Belgique du monde entier et pour eux, Tomorrowland est le point culminant de l’année», expliquait Michiel Beers, cofondateur de Tomorrowland, avant cette édition spéciale. Il souligne pourtant que si cette version «a le droit d’exister à côté du vrai festival», elle ne peut en aucun cas «le remplacer».

Drive-in, retour vers le futur

Une seconde option est avancée par le Post. Pour cela, il faut revenir plus d’un demi-siècle en arrière, à l’âge d’or des «drive-in». Ultra-populaire aux États-Unis dans les années 1960, la formule offrait la possibilité de voir des films «en plein air», à bord de sa voiture. Le procédé a depuis été détourné et adapté aux concerts. Samedi, près de New-York, avait lieu le concert caritatif «Safe&Sound». Pour profiter du concert, 100 acres du Nova’s Ark Project sculpture park ont été transformées en drive-in amélioré, avec des règles strictes. Des périmètres étaient délimités pour chaque groupe de visiteurs et espacés de six pieds (1,8 mètre) les uns des autres, leur permettant ainsi de sortir sur l’herbe.

La taille du véhicule influait également sur le nombre de personnes autorisées par espace. Quatre personnes maximum par berline et six par SUV. Seule la pause toilettes permettait de s’échapper de la zone, avec, bien entendu, port du masque obligatoire. Pour Seth Kaplan, organisateur de l’événement, il s’agit de «la vague du futur», bien qu’il considère que ce type de rendez-vous est davantage adapté à des événements plus petits et intimes. Cette tendance «va se poursuivre pour les années à venir», conclut-il. À en juger par le non-respect des règles samedi soir lors du passage de The Chainsmoker, têtes d’affiche du concert, le doute est permis.



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