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Economie

On recherche de nombreux agents immobiliers malgré la crise


Les agents immobiliers seraient actuellement le second profil le plus recherché par les employeurs, derrière les agents de maintenance mais devant les personnels soignants. Une étude étonnante.

Le marché immobilier est en pleine crise. Et pourtant, des agences… recrutent. Oui c’est possible! C’est le résultat très inattendu d’une étude publiée par le groupe Randstad France qui a scruté plus de 11.000 sites de recrutement grâce à son outil SmartData. Malgré le Covid-19, certaines professions ont su «résister». C’est donc le cas des agences immobilières qui arrivent en deuxième position du top 10 des métiers qui recrutent le plus, selon ce spécialiste des ressources humaines.

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Plus de 8000 annonces (8252 exactement) ont été publiées en avril, malgré la crise. Un chiffre certes en baisse de 20% par rapport à février mais en hausse de…57% (!) sur un an. La meilleure performance du top 10! Les agents et autres négociateurs immobiliers sont ainsi plus demandés que les personnels soignants (infirmiers, médecins…), en première ligne face au Covid-19, les gardes d’enfants à domicile ou encore les auxiliaires de vie. «Je n’ai pas constaté plus de recrutements que d’habitude», réagit Laurent Vimont, président de Century 21 qui recrute chaque année un millier d’agents.

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Avec un slogan qui en dit long sur le profil recherché par le réseau et ses 880 agences: «Hommes et femmes, très motivés, c’est tout! Le reste on s’en occupe» (voir ci-contre). «Nous recrutons nos agents non pas sur les diplômes ou les compétences mais sur leur enthousiasme et leur envie d’apprendre», explique cet ancien maître-nageur.

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Le résultat de l’étude de Randstad est d’autant plus surprenant que l’ambiance est plutôt à l’anxiété du côté des agents qui viennent de rouvrir leurs portes, inquiets pour leur avenir. L’activité va-t-elle reprendre? Avec quels dégâts? Vais-je devoir fermer boutique? Près de 3000 agences risquaient de fermer si le confinement se prolongeait, avait averti la Fédération nationale de l’immobilier le mois dernier.

Comment expliquer alors autant de demandes? «Le secteur semble anticiper une nouvelle configuration du marché immobilier, notamment sous l’effet de l’adoption du télétravail», répond Franck Ribuot, président du groupe Randstad France. Et de préciser: «Nous avons ciblé deux types de demandes: l’une venant d’entreprises qui s’interrogent sur l’impact du télétravail: combien de leurs salariés vont revenir au bureau? Faudra-t-il trouver de nouveaux locaux? L’autre, venant des particuliers qui ont quitté les grandes métropoles pendant le confinement et désirent des logements avec des espaces extérieurs, misant sur une baisse des prix.»

Plusieurs familles françaises, exilées en Angleterre et en Asie, envisagent également de revenir en France, les unes à cause du Brexit et les autres en raison du Covid-19. Gageons dès lors que ce sont les réseaux aux reins solides qui recruteront plus ou moins massivement pour accueillir cet afflux de futurs acheteurs. Et ce n’est pas tout.

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Le confinement a sans doute également augmenté le désir de certains vendeurs et acheteurs immobiliers de se tourner vers Internet pour visiter leur futur logement ou signer l’acte à distance. Conséquence: les start-up, qui ont misé à 100% sur Internet, recrutent dans toute la France. C’est le cas de Welmo (1000 ventes en 2019, 30 salariés dont 20 agents), créée en 2016, qui envisage d’embaucher 200 agents d’ici fin 2021 (une centaine en région parisienne et une centaine dans les 10 principales grandes villes). «Nous recherchons des personnes qui ont de l’expérience dans l’immobilier, sont familières avec les outils digitaux ou sont de bons commerciaux mais aussi des reconvertis qui sont motivés et à qui nous proposeront une formation et un accompagnement avec un coach», explique Nicolas Gay, cofondateur de Welmo. Pendant le confinement, le secteur a certainement accéléré sa mue digitale.





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