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Economie

Orange en charge des discussions avec Apple


En marge de la présentation des résultats d’Orange pour le premier trimestre, Stéphane Richard a apporté des précisions sur le rôle de son groupe dans le projet StopCovid. Le développement de l’application de traçage voulue par le gouvernement «avance dans un esprit de coopération entre les partenaires privés et publiques», a insisté Stéphane Richard, soucieux de faire taire les rumeurs concernent le développement d’une application dissidente, du moins de la part de son groupe. La coopération entre les partenaires privés (Orange, Cap Gemini, Dassault Systèmes, Withings… ) et publics se passe bien. «Le pilotage par l’Inria est finalement efficace, souligne Stéphane Richard. Les entreprises privées ont apporté à l’Inria le fruit d’un mois de travail».

Parmi les tâches qui sont attribuées à Orange, toujours dans le cadre du projet StopCovid, figurent les discussions avec Apple. Tout l’enjeu est d’intégrer le protocole choisi par la France (appelé ROBERT) à iOS, le système d’exploitation des iPhone, pour offrir un maximum d’efficacité et de sécurité à l’application de traçage. «La discussion technique est menée par Orange. Ce n’est pas conclu, mais les interlocuteurs chez Apple se montrent assez ouverts pour cette architecture puisse être implantée sur iOS», résume Stéphane Richard. La date de mise en place de cette application n’est toujours pas connue. Outre les aspects technologiques, elle doit encore être soumise à un débat suivi d’un vote au Parlement. «Même si ce n’est pas la panacée, ce serait dommage qu’on tue dans l’oeuf cette option pour des raisons contestables. Nous serions la seul pays à y renoncer d’emblée», estime Stéphane Richard.

Du côté des opérations, Orange peut se targuer d’avoir un «modèle résiliant, fondé sur une économie d’abonnement». Le groupe affiche une hausse de son chiffre d’affaires de 1% à plus de 10 milliards d’euros. En France, il a progressé de 0,5% au premier trimestre. La tendance devrait se maintenir cette année. D’un côté, Orange, comme l’ensemble des opérateurs télécoms français, figurent au centre des dispositifs de télétravail, mais aussi, des divertissements à la maison. «Les réseaux ont tenus», insiste Stéphane Richard, qui salue «le civisme des français» en la matière, puisqu’ils se sont massivement tournés vers des connexions fixe (Wifi) à la maison. «Après les premiers jours de pic, nous avons même assisté à une légère décrue du trafic en 4G» ajoute le patron d’Orange. Par ailleurs, les consommateurs sont moins enclins à changer d’opérateur en cette période, ce qui se traduit par une baisse de deux points du taux de churn. Conséquence: les dépenses commerciales et marketing pour conquérir de nouveaux clients sont à la baisse.

Réouverture progressive des boutiques le 11 mai

Des chutes d’activités sont néanmoins enregistrées dans quelques domaines, concernant pour partie, les services aux entreprises, avec l’arrêt de certains projets. Par ailleurs, le chiffre d’affaires des boutiques, qui sont toutes fermées en France, est désormais nul. Les points de vente Orange devraient réouvrir progressivement à partir du 11 mail. «Les discussions sont en cours avec les partenaires sociaux», mentionne le patron du groupe.

De même, les revenus du roaming – générés par les abonnés qui utilisent leur téléphone dans un autre pays que le leur – sont eux aussi en chute libre. Ces derniers phénomènes sont particulièrement vrais depuis la mi-mars et donc ont un impact très limité sur les résultats du premier trimestre.

Le déploiement de la fibre et de la 4G ralenti

Orange a continué à déployer la fibre en France…. jusqu’au confinement. Depuis le 16 mars, de nombreux chantiers ont été mis à l’arrêt, les opérateurs et leurs sous-traitants ont davantage de difficultés à obtenir les autorisations nécessaires à leurs activités. «Chacun peut constater qu’il y aura du retard, les chantiers sont très ralentis. Il est un peu tôt pour donner une appréciation plus précise, mais il y a aura un retard» en mentionnée Stéphane Richard.Concernant d’éventuelles sanctions infligées aux opérateurs par leur régulateur (Arcep) s’ils ne tiennent pas leurs engagements en termes de déploiement, le patron d’Orange ne voit «résilience».

Du côté du mobile, les déploiements se poursuivent, notamment pour couvrir les zones les moins densément peuplées. «Cette technologie a démontré sa résilience et sa capacité d’absorber des trafics supplémentaires», a souligne Stéphane Richard, mettant par la même en cause «l’urgence à déployer la 5G». Il a dit s’attendre à une tenue des enchères à l’automne, et estime que certaines arbitrages concernant le développement de cette technologie seraient sans doute pris. Sans mettre en cause le côté incontournable de cette technologie lié aux nouveaux usages.



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