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Economie

Parc Astérix, Puy du Fou, OK Corral.. Ces parcs d’attractions qui embauchent malgré la crise.


Si la plupart des secteurs du tourisme ont été frappés de plein fouet par la crise sanitaire, les parcs d’attractions semblent s’en sortir mieux que prévu. Plusieurs d’entre eux ont annoncé avoir des postes à pourvoir, pour certains seulement à l’occasion des fêtes, pour d’autres à plus long terme.

C’est le cas notamment du Puy du Fou (Vendée) qui a annoncé proposer 2000 postes, sur les 2500 nécessaires au bon fonctionnement du parc, pour la saison 2021. Le parc emploie 500 salariés en contrat à durée indéterminée. «Chaque année le parc embauche 2000 personnes. Ces effectifs comprennent 700 à 800 intermittents, et environ 1200 à 1 300 saisonniers», explique-t-on au Puy du Fou France. La saison s’étend d’avril à novembre, mais certains contrats commencent avant avril (pour les répétitions) et après novembre (pour le démontage des décors). «On n’est pas sur de la création de postes néanmoins, ce sont les mêmes contrats que l’année dernière», précise-t-on.

Le Parc Astérix ne s’est pas encore prononcé sur le recrutement pour la saison 2021, mais il a annoncé rechercher des saisonniers à l’occasion des fêtes de fin d’année. «Cette année le parc pourvoit environ 200 postes sur les deux semaines de la Toussaint, en prévision d’Halloween, et 150 postes sur les deux semaines de Noël», détaille Fathia Gueucier, responsable recrutement du parc.

Pour Noël, les effectifs ne changent pas des années précédentes, mais pour Halloween ils sont divisés par deux car cette année les nocturnes sont annulées: «le parc s’est fixé une limite de 15.000 visiteurs par jour. Or chaque année, les clients s’arrachent les billets pour les nocturnes. Donc par précaution, pour qu’il n’y ait pas trop de monde, on a décidé de les annuler.» Sur les 200 contrats de la Toussaint, «il n’en reste plus que 80».

Pour les parcs dont la saison se termine en novembre, «Halloween, c’est la dernière ligne droite» assure Henk Bembom, responsable événementiel du parc OK Corral (Bouches-du-Rhône). Pour l’occasion, le parc recrute 20 saisonniers supplémentaires pour «remplacer les étudiants employés cet été qui ont arrêté de travailler au parc pour reprendre leurs études en septembre.»

«On se projette tous sur une saison «normale»»

Si les parcs d’attractions ne prévoient pas une réduction de leurs effectifs, c’est parce qu’«on se projette sur une saison 2021 «normale»» explique Arnaud Bennet, président du Syndicat National des Espaces de Loisirs, d’Attractions et Culturels (SNELAC). Également président du parc d’attractions Le PAL dans l’ Allier, il prévoit «un recrutement similaire à celui de la saison 2020 pour la saison prochaine». «Dans mon parc, si le contexte le permet, le nombre d’employés passera de 80 permanents en intersaison à environ 400 à partir du début de la saison prochaine, comme chaque année», détaille-t-il.

Du côté du Puy du Fou, même si la pandémie frappe encore le pays en avril, le parc se dit adapté à l’accueil du public et à la sécurité de ses effectifs. «Si la jauge des 5000 personnes visiteurs est maintenue, de toute façon la majorité de nos tribunes ne sont pas faites pour accueillir plus de spectateurs», précise Sabine Renou. «Concernant nos employés, ils ne sont pas compris dans cette jauge et sont répartis sur les 130 hectares du site. Il n’y a donc pas de risque de cluster.»

Le responsable événementiel d’OK Corral se dit pour sa part «soucieux, mais optimiste» pour la saison prochaine. La perte d’activité de cette année n’empêche pas le parc d’investir comme chaque année pour la saison qui suit: «en moyenne, 30% de notre chiffre d’affaires de l’année n est réinvesti dans l’année n+1. On sera autour de ce pourcentage pour la saison 2021» affirme Henk Bembom. L’objectif est de «continuer à investir sur de nouveaux équipements et maintenir les emplois. Ce n’est pas crise sanitaire qui va arrêter cette institution qui a plus de 50 ans de fonctionner».

Des effectifs maintenus pendant la saison 2020

Les parcs d’attractions ont néanmoins subi une sévère baisse de la fréquentation. «On prévoit en moyenne une baisse de l’activité de 40% du secteur en France sur la saison 2020 » affirme le président du SNELAC. Et pourtant, les effectifs n’ont pas diminué pendant cette demi-saison. Alexandre Lair, directeur général de Festyland (Calvados), explique: «on a certes moins embauché de serveurs pour la saison estivale qu’en 2019, mais on a dû renforcer nos effectifs de personnel de propreté et de secouristes. Par exemple, on est passé d’un agent d’entretien aux heures de pointe, à trois à temps plein.»

Pas d’augmentation d’effectifs sur le site, mais pas de réduction non plus pour Festyland. Henk Bembom du parc OK CORRAL parle même de création de postes: «nos effectifs ont augmenté de 10% cette année en raison du protocole sanitaire à respecter qui nous imposait d’embaucher plus d’agents de propreté». «On a décidé d’être en sur effectifs par rapport à la fréquentation du parc , car on ne voulait pas laisser partir nos saisonniers récurrents», conclut-il, assurant que le parc est une «grande famille».

Mais tous les parcs d’attractions ne ressortent pas de cette saison avec le même bilan, et notamment «ceux dont la majorité des visiteurs sont des étrangers», rappelle Arnaud Bennet. Le grand perdant de la crise n’est finalement autre que le géant français de l’attraction Disneyland Paris, dont le nombre de visiteurs est passé d’en moyenne 40.000 visiteurs par jour à entre 6000 et 20.000 maximum pendant cette saison, peut-on lire dans Le Point. «Quelque part, plus les parcs sont petits et reculés de la ville, moins ils ont été impactés par la crise», résume le directeur de Festyland.



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