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Economie

Paris accueille les vélos en location de Swapfiets


Déjà déployé à Amsterdam, Berlin ou encore Bruxelles, le service de location de vélos Swapfiets a choisi de s’implanter à Paris à partir de ce lundi 7 septembre.

Concrètement, qu’est ce qui change du traditionnel Vélib’ ? Si l’on reste sur un abonnement mensuel qui permet aux clients d’avoir accès à un deux-roues électrique ou mécanique, ce dernier est destiné à leur propre usage pendant l’intégralité du mois. Plus besoin de déposer son vélo à une borne, il pourra passer la nuit à domicile.

Une grande liberté pour les clients, donc, mais aussi un accompagnement personnalisé. En cas de problème, Swapfiets s’engage à réparer ou échanger le vélo en l’espace de 48 heures sans frais supplémentaires. Cette alliance entre indépendance et assistance a un prix : 16,90 ou 19,90 euros par mois pour les modèles mécaniques, 74,90 euros pour les électriques, qui ne seront disponibles qu’à la fin de l’année.

L’arrivée du service de location dans la capitale française sera marquée par la mise en service de trottinettes électriques dénommées «e-kick» pour 44,90 euros par mois, seulement déployées dans certaines villes allemandes. Les scooters électriques, comparables à ceux proposés par Cityscoot, pourraient peut-être plus tard entrer sur la scène parisienne.

Des milliers d’Européens déjà conquis

Le concept semble déjà apprécié ailleurs, car sur 50 villes desservies, Swapfiets compte plus de 200.000 membres. À Paris, le projet peut trouver des adeptes, sachant que l’usage du vélo a bondi de 44% en France lors de la première semaine du déconfinement.

Les pistes cyclables ne désemplissent pas : depuis le 11 mai, leur fréquentation a augmenté de 67%, un chiffre repris par les associations pour défendre la pérennité des «coronapistes».

La compagnie arrive au moment où Veligo a annoncé ne pas être en mesure de fournir de vélo avant trois mois. Si les offres se ressemblent, Swapfiets propose à ses clients une location toute l’année, quand Veligo les limite à 6 mois pour que «le plus grand nombre de franciliens puissent essayer» la location.

Une naissance en 2014

«C’est en 2014 que Swapfiets voit le jour», raconte Onno Huyghe, Directeur Marketing de Swapfiets. «Richard Burger, Dirk de Brujin et Martijn Obers, encore étudiants à l’université de Delft aux Pays-Bas, réalisent que le vélo est le moyen de transport le plus efficace dans les villes, mais que presque personne ne veut s’occuper de son entretien ou de ses réparations».

S’ensuit la création de la «première entreprise au monde à proposer un abonnement mensuel incluant les réparations». Si la compagnie a mis un peu de temps à se faire connaître, son nombre d’abonnés a doublé au cours de ces douze derniers mois, et 1000 personnes sont actuellement employées chez Swapfiets, contribuant à son développement partout en Europe.

Pour ce qui est de la concurrence avec les autres fournisseurs de vélos de location, Onno Huyghe considère qu’on ne peut pas vraiment parler de compétition entre eux: «Notre modèle commercial diffère sensiblement de celui des autres, car nous fixons un prix mensuel fixe qui comprend les réparations et l’assurance contre le vol ; il n’y a pas de concurrent direct à Swapfiets».

De quoi laisser le champ libre aux vélos à pneu avant bleu sur les kilomètres de pistes cyclables parisiennes à partir de ce lundi.



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