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Economie

Paris ne compte rien lâcher dans sa lutte contre les locations Airbnb


L’équipe municipale parisienne compte organiser en novembre un référendum sur le nombre maximal de locations par an. Et espère bien le faire passer sous les 120 jours actuels.

Après la proposition faussement conciliante qu’Ian Brossat a faite ce dimanche aux loueurs Airbnb illégaux (arrêt des poursuites contre mise en location vide, sur une longue durée et avec un loyer inférieur de 20% au marché), retour aux déclarations offensives pour Anne Hidalgo. Reprenant le cheval de bataille de son adjoint communiste au Logement, la maire de Paris a confirmé dans les colonnes du Parisien qu’elle organiserait bel et bien un référendum dès cet automne sur la question du plafond des nuitées autorisées à la location, lorsqu’il s’agit d’une résidence principale.

» LIRE AUSSI – Le drôle de marché de la mairie de Paris pour les loueurs Airbnb illégaux

Ce maximum est actuellement de 120 nuits puisqu’une résidence principale doit être occupée au moins 8 mois par an, mais l’équipe municipale compte bien abaisser ce plafond. À en croire Anne Hidalgo, il y aurait 30.000 logements dans la capitale captés par cette activité de location touristique et «l’enjeu est de les récupérer» comme elle le déclare au Parisien. Elle souligne au passage qu’un vote des Parisiens en faveur d’une réduction du nombre de nuits autorisées à la location «incitera les propriétaires à ne pas les mettre sur le marché locatif». Un drôle d’argument puisque ce seuil de 120 jours concerne des résidences principales et non des biens locatifs.

Une perte de revenus complémentaires

Rappelons que pour pouvoir mettre un logement, hors résidence principale, en location touristique de courte durée, il faut qu’il s’agisse d’un local commercial. Et dans ce cas, il n’y a pas de plafond de nuitées. Du côté d’Airbnb, on ne se prive pas de rappeler que ces résidences principales ne réduisent pas l’offre de logement et qu’une diminution du plafond de 120 nuitées «porterait préjudice à de nombreuses familles parisiennes et les priverait d’une source de revenus complémentaires, au moment où elles en ont le plus besoin». Par ailleurs ce maximum est fixé par une loi nationale et non par les municipalités.

La Ville de Paris le sait bien et en 2019 un amendement avait déjà été déposé sans succès pour abaisser ce plafond. Mais les stratèges de l’équipe Hidalgo estiment que la donne a changé. L’image d’Airbnb a été bien écornée dans bon nombre de villes et l’élection de plusieurs maires socialistes et écologistes favorables à une plus grande régulation des locations touristiques pourrait permettre de faire pression sur le gouvernement. Rappelons cependant que d’un point de vue juridique, les choses ne sont pas si simples que cela à Paris. Toutes les procédures visant à condamner des locations illégales sont suspendues à une décision de la Cour de justice européenne attendue pour septembre tandis qu’une autre décision de la Cour de cassation datant de mai donne du fil à retordre à la Ville pour condamner les contrevenants.





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