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Economie

Paris réfléchit à la manière de permettre aux Français bloqués au Brésil de revenir


«On doit toujours trouver une solution d’accès pour nos ressortissants, c’est ce qu’on va faire dans les prochains jours» a indiqué ce mercredi matin Clément Beaune.

La France «réfléchit» à la manière de permettre à ses ressortissants bloqués au Brésil de revenir s’ils le souhaitent tout en limitant au maximum les risques sanitaires, a indiqué ce mercredi le secrétaire d’État aux Affaires européennes, sur France 2. «On doit toujours trouver une solution d’accès pour nos ressortissants, c’est ce qu’on va faire dans les prochains jours» pour les Français bloqués au Brésil, a indiqué Clément Beaune.

«On suspend les vols, c’est une mesure d’urgence et de précaution, et pour les pays les plus à risque, dont le Brésil, on regarde si on peut avoir […] des systèmes plus verrouillés que ce qu’on avait avant, où vous auriez le motif impérieux, le test PCR et possiblement un isolement» forcé, pendant «dix jours ou quatorze jours», une fois arrivé sur le sol national. Ce renforcement pourrait être mis en place afin d’éviter de suspendre indéfiniment les vols, ce qui gênerait les ressortissants français à l’étranger : le gouvernement doit trouver des solutions, car les citoyens «ont un droit constitutionnel à rentrer sur notre territoire», a souligné le membre de l’exécutif.

L’exécutif se garde également la possibilité de reproduire ce même dispositif pour d’autres pays, en fonction de l’évolution de l’épidémie et de la découverte de variants. «Nous vivons malheureusement au rythme de ce virus», exigeant souplesse et adaptation, a commenté Clément Beaune : «on pourra prendre des mesures supplémentaires» si des variants inquiétants sont découverts, et notamment des «mesures d’urgence».

Une limite cependant : le conseil constitutionnel a rappelé, il y a un an, «qu’il y avait des conditions juridiques extrêmement strictes, vérifiées par le juge, pour imposer des quarantaines». Si elle est possible, la pratique est donc encadrée par le droit. En outre, derrière, l’État doit pouvoir vérifier que la quarantaine est bien respectée par les individus : impossible, donc, de l’étendre à l’ensemble des pays de la planète. «On ne peut pas le faire de manière généralisée, on peut le faire pour un certain nombre de cas à grand risque, en complément de notre dispositif», a nuancé le secrétaire d’État.

Sur Johnson&Johnson, «d’éventuelles recommandations» de l’AME attendues «dans la journée»

Il n’y a pas encore d’action européenne commune dans ce dossier. Plusieurs pays européens ont, comme la France, suspendu leurs liaisons aériennes avec le Brésil, selon le secrétaire d’État, qui a cité le Portugal et l’Espagne. D’autres pourraient leur emboîter le pas, comme l’Italie, pour laquelle «quelques signaux de cette nature» subsistent. D’autres pays, comme l’Allemagne, «interdisent l’entrée ou mettent en place des dispositifs de quarantaine très durs». «Vous suspendez les vols, vous avez beaucoup de risques de contournement : on les a limités parce que beaucoup de pays européens prennent des mesures», a noté Clément Beaune, qui souhaite que l’Union avance de manière plus groupée sur le sujet.

Revenant sur la suspension du déploiement du vaccin Johnson & Johnson, Clément Beaune a dit espérer que cela ne ralentirait pas la campagne française et européenne. «On a demandé une vérification commune à l’Agence européenne des médicaments, qui se réunit aujourd’hui même». Paris a reçu les premières 200.000 doses de ce vaccin, et attend les «éventuelles recommandations» de l’Agence européenne «dans la journée» pour évoluer sur ce dossier.



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