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Economie

plus de 2500 demandes d’arrêt de travail immédiat ont été déposées en un jour


Ce dispositif «démarre normalement», a jugé le patron de l’Assurance-maladie. Le patronat, de son côté, alertait sur le risque d’«absentéisme incontrôlé» qu’il pouvait engendrer.

Le nouveau dispositif du gouvernement pour favoriser l’isolation des cas suspectés de Covid-19 séduit les salariés. D’après les données de l’Assurance-maladie, confirmées au Figaro, ce lundi, en début d’après-midi, au moins 2500 demandes d’attestations d’arrêt de travail immédiat avaient été déposées par des travailleurs présentant des symptômes de la maladie. «Ça démarre normalement», jugeait lundi soir le patron de l’organisation, Thomas Fatome, en rappelant, à titre de comparaison, qu’il y avait au quotidien 30.000 arrêts de travail en France.

Pour rappel, ce dispositif avait été présenté jeudi par Jean Castex, lors de sa conférence de presse. Il doit permettre de briser les chaînes de contamination, en poussant les personnes «contacts» et celles présentant des symptômes du Covid à s’isoler au plus vite. La possibilité est ouverte depuis dimanche 10 janvier. Les travailleurs doivent ensuite se faire tester, sous 48h, et disposent en échange d’indemnités immédiates, sans jour de carence. L’arrêt n’est ensuite validé qu’une fois le résultat du test transmis à l’Assurance-maladie.

Si le résultat du test est négatif, l’arrêt de travail s’interrompt. S’il est positif, il est validé définitivement et prolongé pour favoriser l’isolement du malade. L’Assurance-maladie va ensuite appeler le malade dans le cadre de son dispositif de «contact tracing», ou traçage des contacts, afin de remonter la chaîne de contamination. Toutefois, le dispositif n’est utilisable que pour ceux «qui ne peuvent pas télétravailler».

Inquiétude du patronat face aux possibles abus

L’Assurance-maladie ne dispose pas, à cette heure, de données plus ciblées sur les 2500 demandes d’arrêt maladie. Mais cette possibilité ouverte aux travailleurs inquiète d’ores et déjà le patronat, qui a soulevé les risques d’abus, aucun avis de médecin n’étant demandé avant d’obtenir l’arrêt maladie. La CPME a rapidement mis en garde contre les effets délétères d’un tel mécanisme, qui pourrait engendrer «un absentéisme incontrôlé risquant de désorganiser les entreprises». «L’esprit est louable mais fatalement il faut prévoir des risques d’abus qui seront incontrôlables car, que le test soit positif ou négatif, les jours passés à attendre le résultat du test sont pris en charge par la Sécurité sociale», soulignait de son côté maître Eva Touboul, avocate en droit du travail.

Thomas Fatome s’est toutefois voulu rassurant : «l’objectif est d’accompagner les assurés, dès le début», mais le dispositif sera surveillé de «très près», a-t-il expliqué. «On a les moyens de repérer si une personne, sur quinze jours, utilise deux fois le dispositif. On va se rapprocher de lui, on va vérifier si oui ou non il avait effectivement des symptômes. Mais je suis confiant», a déclaré le patron de l’Assurance-maladie.



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