Image default
Finance

Pour Bank of America, le retour de la « value » est imminent



Publié le 8 sept. 2020 à 11:01

C’est une rengaine des marchés financiers. Le retour en force des valeurs décotées, dites de « value », est régulièrement annoncé, mais il ne dure jamais. Il faut dire que ce sont les valeurs dites de « croissance » qui tirent depuis longtemps les marchés mondiaux, à commencer par la tech.

Le parcours boursier des grands noms du secteur est sans équivoque. Le cours d’Amazon a été multiplié par six en cinq ans, alors que Microsoft et Apple affichent des hausses de respectivement 425 % et 345 % sur la période. Des performances qui pourraient paraître ternes comparées au parcours de Tesla , dont la valeur a été multipliée par plus de 5 depuis le début de l’année, ou encore du service de vidéoconférence Zoom, dont le cours a été multiplié par plus de 4 sur la période.

Des secteurs délaissés par les investisseurs

A l’inverse, des secteurs entiers de l’économie sont de plus en plus délaissés par les investisseurs. Le secteur bancaire au sein du S & P 500 a enregistré une performance de 12 % en cinq ans seulement. C’est déjà beaucoup mieux que les banques européennes au sein du STOXX 600, qui ont abandonné plus de 50 % de leur valeur sur la période. Plus récemment, ce sont les valeurs pétrolières qui ont souffert, avec une chute de plus de 40 % en moyenne aux Etats-Unis et de 30 % en Europe.

Mais les choses pourraient changer au cours des prochains mois. C’est en tout cas le pari de Bank of America pour l’Europe. Les stratégistes de la banque américaine s’attendent à ce que la reprise économique se renforce d’ici à la fin de l’année, entraînant avec elle les taux des obligations souveraines de long terme. De quoi soutenir un secteur financier sinistré en Bourse . Avec le retour progressif des dividendes, les banques et les valeurs pétrolières ont un potentiel de rebond significatif, estime la banque américaine. Au total, l’indice paneuropéen STOXX 600 pourrait bondir de 15 % d’ici à la fin de l’année, précise-t-elle.

Les gérants sceptiques sur une remontée des taux longs

Mais rares sont les gérants européens à partager cette analyse. Pour la plupart des professionnels, une remontée des taux longs est très peu probable tant que les banques centrales resteront accommodantes. Et rien n’indique qu’elles ne soient prêtes à changer de cap, bien au contraire. « Les rebonds de la value sont le plus souvent rapides, difficiles à prédire et rarement durables », souligne Eric Franceschini de Bordier et Cie. Les gérants tentés par l’aventure doivent être prêts à tenir sur la longueur, avec des investisseurs compréhensifs.

Mais face aux disparités croissantes entre les valeurs « value » et « croissance », à un plus haut historique en faveur de ces dernières, ils sont toutefois plus nombreux à prendre des positions dans ces secteurs afin de diversifier leur portefeuille. Une manière de se protéger contre une remontée des taux longs, sans forcément en faire leur scénario de base.



Source link

Autres articles

Logement : l’aide aux emprunteurs fragiles bientôt disponible en Ile-de-France

administrateur

Le premier actionnaire de BlackRock se désengage

administrateur

Deutsche Bank s’allie avec Google pour se transformer

administrateur

Délits d’initiés: la Cour Suprême limite les pénalités du gendarme boursier américain

administrateur

La ruée des particuliers vers Wall Street ne faiblit pas

administrateur

EDF risque une sanction de 10 millions d’euros

administrateur