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Finance

Pour la Fed, l’heure n’est pas encore à la remontée des taux



Publié le 28 avr. 2021 à 20:48Mis à jour le 28 avr. 2021 à 21:07

Pas de surprise à la Fed. A l’unanimité, les membres du comité de politique monétaire ont décidé mercredi de laisser inchangé le niveau des taux directeurs, entre 0 et 0,25 %. « L’évolution de l’économie dépendra largement de l’évolution du virus, y compris des progrès réalisés en matière de vaccination. La crise de santé publique en cours continue de peser sur l’économie, et des risques pèsent toujours sur les perspectives économiques », a justifié la banque centrale dans un communiqué.

A la veille de la publication, ce jeudi, de la première estimation du chiffre de la croissance américaine au premier trimestre, la banque centrale reconnaît tout de même la nette amélioration de la situation. « Dans un contexte de progrès en matière de vaccination et de soutien politique fort, les indicateurs de l’activité économique et de l’emploi se sont renforcés », note le communiqué . « Les secteurs les plus touchés par la pandémie restent faibles mais ont montré une amélioration ».

« Facteurs transitoires »

L’inflation a également rebondi, mais « principalement en raison de facteurs transitoires », juge toutefois la Fed . Et le niveau de l’emploi reste encore inférieur à celui observé avant la crise du coronavirus, avec 8,4 millions d’emplois en moins par rapport à début 2020. La Fed, dont le mandat est de maximiser l’emploi et de maintenir dans la durée une inflation de 2 %, juge ainsi que les conditions ne sont pas réunies pour un relèvement des taux.

« Si l’inflation reste inférieure à cet objectif à long terme, le Comité s’efforcera d’atteindre une inflation modérément supérieure à 2 % pendant un certain temps, afin que l’inflation atteigne 2 % en moyenne sur la durée et que les attentes d’inflation à long terme restent bien ancrées à 2 % », précise la banque centrale. Face aux interrogations, le président de la Fed Jerome Powell a insisté : «personne ne devrait en douter, nous utiliserons nos outils» en cas d’inflation persistante au-delà de 2%.

Le débat s’était plutôt focalisé, ces derniers jours, sur les conditions d’une réduction progressive de ses achats d’actifs . D’un montant de 120 milliards de dollars par mois aujourd’hui, ils permettent d’assurer le bon fonctionnement des marchés financiers et du financement de l’économie. « Les conditions financières globales restent accommodantes, en partie grâce aux mesures de soutien à l’économie et aux flux de crédit aux ménages et aux entreprises américains », note la banque centrale. Mais une réduction du volume de ces achats n’interviendra pas avant « de nouveaux progrès substantiels » de l’économie, a prévenu Jerome Powell lors de la conférence de presse après la diffusion du communiqué de la Fed. «Cela prendra un peu de temps», a-t-il jugé.



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