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Economie

«Pour s’en sortir, il va falloir être plus solidaire et plus intelligent»


ENTRETIEN – Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, cogère le comité de crise sur les délais de paiements.

«Le «comme d’habitude» n’est plus acceptable. Le privé doit aller dans le même sens sinon ce sera une catastrophe», estime Pierre Pelouzet.
«Le «comme d’habitude» n’est plus acceptable. Le privé doit aller dans le même sens sinon ce sera une catastrophe», estime Pierre Pelouzet. Christophe Morin/IP3 PRESS/MAXPPP

LE FIGARO. – Le nombre de factures impayées a-t-il explosé depuis le début de la crise?

Pierre PELOUZET.- La situation est très préoccupante. Les demandes de médiation sur le sujet ont été multipliées par dix et on est passé de 60 à 650 dossiers par semaine. Il y a des entreprises qui ont le syndrome du stock de pâtes et décalent leurs règlements, ou arrêtent de payer. À cela s’ajoute ce que j’appelle le ventre mou de la crise, c’est-à-dire celles qui font comme d’habitude et s’acquittent de leurs factures avec dix ou douze jours de retard. Le «comme d’habitude» n’est plus acceptable aujourd’hui. Il faut se mettre en posture de crise et de solidarité sinon tout est bloqué, et c’est le système entier qui se retrouve grippé. Les incidents de paiement sont massifs, avec des traites dues à une certaine date qui sont bloquées par la banque. Selon la Banque de France, fin mars, le montant de ces incidents s’élevait à 270 millions d’euros, contre une soixantaine l’an dernier à la même date. Jamais

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