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Economie

Pourquoi les bénéficiaires des APL ne devraient pas toucher la prime exceptionnelle comme l’a promis Macron


Les bénéficiaires du RSA et des APL toucheront «une aide exceptionnelle pendant les 6 semaines qui viennent de 150 euros plus 100 euros par enfant» , a assuré Emmanuel Macron, mercredi, lors d’une interview télévisée.

Un geste en faveur des «plus précaires qui tombent dans la pauvreté» et pour lesquels le président a dit vouloir apporter «une réponse». Seraient donc concernés : «les bénéficiaires du RSA et des APL – ce qui touche du coup tous les jeunes très largement, les 18/25 ans». C’est là l’ambition du président qui a rappelé son soutien à la jeunesse, fortement impacté par la crise économique. En effet, si le revenu de solidarité active (RSA) se destine aux demandeurs de 25 ans ou plus, aux jeunes actifs, aux jeunes parents et aux parents isolés, l’aide personnalisée au logement (APL) n’exige, elle, aucune condition d’âge minimum. Lors d’une conférence de presse ce jeudi, Jean Castex a confirmé les propos du président en assurant que les bénéficiaires du RSA, des APL mais aussi de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) toucheront l’aide exceptionnelle.

À l’unisson, le premier ministre et le président ont clamé que le dispositif sera tout bonnement le même que celui appliqué au printemps dernier… Dispositif dans lequel les APL n’étaient pas comprises dans leur ensemble, ce qui vient contredire leurs annonces précédentes. Explications.

Les APL absentes du premier dispositif

Selon le décret du 5 mai 2020 instaurant «l’aide exceptionnelle de solidarité liée à l’urgence sanitaire aux ménages les plus précaires», le dispositif se compose d’une aide de 150 euros adressée aux «bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de la prime forfaitaire pour reprise d’activité, de l’allocation équivalent retraite (AER) ou du revenu de solidarité (RSO)». S’ajoute à cela, une seconde aide «de 100 euros par enfant à charge pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de la prime forfaitaire pour reprise d’activité, de l’allocation équivalent retraite (AER), du revenu de solidarité (RSO) ou des aides personnelles au logement», c’est-à-dire, des APL. Les bénéficiaires des APL n’étaient donc pas concernés par les 150 euros et seuls ceux ayant un enfant à charge ont reçu une aide de 100 euros par enfant.

Ainsi, Emmanuel Macron et Jean Castex se contredisent lorsqu’ils déclarent que l’aide exceptionnelle qui va être réactivée s’adressera aux bénéficiaires des APL, tout en affirmant que le dispositif sera le même que le précédent. Du côté du ministère de la Santé, on confirme seulement ce dernier point : «L’aide exceptionnelle est sur le même modèle que celle du printemps», sans donner plus de précisions. Mais surtout, ce dispositif écarte à nouveau la jeunesse, contrairement à ce qu’affirmait, mercredi, le président. De nouvelles annonces du premier ministre sont attendues samedi, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Peut-être l’occasion de clarifier ce point. Bruno Le Maire a indiqué ce matin sur BFM que ces annonces pourraient concerner également les jeunes.

Le syndicat étudiant UNEF a réagi ce vendredi. «On est particulièrement surpris de voir qu’un jour on nous annonce un coup de pouce et que le lendemain on nous le retire, a indiqué sur franceinfo Mélanie Luce, la présidente de l’Unef. Cela montre qu’il y a un oubli et un délaissement des jeunes. Il faut aller au-delà des discours».

» À VOIR AUSSI – Marc Landré détaille «l’aide exceptionnelle pour les bénéficiaires du RSA et des APL» annoncée par Emmanuel Macron



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