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Economie

Publicis retrouve ses niveaux d’avant la pandémie


Au deuxième trimestre 2021, le groupe français, numéro trois mondial de la communication, affiche une croissance organique en hausse de 2% par rapport à la même période en 2019.

«Nous pensions rattraper la croissance perdue en 2020 en deux ans, nous allons finalement réussir à le faire en un an», explique Arthur Sadoun, président du directoire de Publicis Groupe au Figaro. Le groupe français, numéro trois mondial de la communication (Publicis, Leo Burnett, Saatchi & Saatchi, Starcom, Zenith…), a publié jeudi ses résultats du premier semestre 2021. Publicis enregistre un revenu net de 2,539 milliards d’euros au deuxième trimestre, en croissance organique de 17,1%, supérieure aux attentes du marché (12,9%).

Portée par ses activités aux États-Unis et en Asie, l’agence de communication retrouve ses niveaux d’avant la pandémie sur la période avril, mai et juin, avec une croissance organique en hausse de 2% par rapport au deuxième trimestre 2019. «Les investisseurs surveillent la vitesse à laquelle une entreprise arrive à reconstruire la valeur perdue durant une année chahutée par la pandémie», commente un analyste financier. En 2020, Publicis avait perdu 600 millions d’euros de revenu net.

Actifs stratégiques

Arthur Sadoun estime surtout que les fruits des investissements de Publicis dans la donnée et la transformation numérique des entreprises ces dernières années, avec l’intégration d’Epsilon en 2019 (pour 4,4 milliards de dollars), sa filiale spécialisée dans la data et la création de profils individualisés, et de Sapient (acquis pour 3,7 milliards de dollars en 2015), se reflètent aujourd’hui clairement dans les résultats du groupe. Au premier semestre, la croissance organique est de 9,7%, avec un taux de marge opérationnelle de 16,5%, le plus élevé jamais enregistré pour le groupe au cours d’un premier semestre. Et le free cash-flow est en croissance de 22%, à 605 millions d’euros.

Les États-Unis, qui représentent plus de 60% des revenus du groupe français, enregistrent une croissance organique de 15,2% au deuxième trimestre, avec des progressions d’Epsilon et de Sapient respectivement à 31,1% et 27%. « Publicis détient les bons actifs technologiques et data pour capturer l’évolution des investissements des marques vers la gestion de leurs données propriétaires, les médias digitaux et les canaux de vente directe aux consommateurs», estime le président du directoire. Dans un monde post-cookies tiers publicitaires, les clients des agences médias ont un besoin croissant de personnalisation à grande échelle, pour résister à l’ère de la domination des plateformes numériques. À ce jour, la filiale Epsilon réunit près de 250 millions de profils personnalisés (adresse email, postale et/ou téléphone), et continue de se déployer en Europe où elle en compte 50 millions.

Du côté du Vieux continent, la croissance organique est en hausse de 23% au deuxième trimestre 2021. En France, Publicis retrouve également ses niveaux d’avant-pandémie, avec une croissance organique positive de 1% par rapport à la même période en 2019. Le pays représente environ 5% du revenu total de Publicis.

Croissance organique attendue à 7% pour l’année

Avec la récente acquisition de l’adtech australienne CitrusAd en juillet, Publicis entend également se positionner davantage sur le « retail media », un pan du marché publicitaire en plein boom avec la crise sanitaire qui a dopé plus encore l’e-commerce et la fréquentation des places de marché en ligne. Selon une récente étude de Goldman Sachs, cette source d’investissement pour les marques de la grande consommation aux États-Unis deviendra supérieure à la TV linéaire en 2025.

En restant tout de même prudent face à l’éventualité d’un rebond épidémique, Publicis anticipe une croissance organique de 7% pour l’année 2021. Mardi, l’américain Omnicom regagnait la confiance des marchés en affichant une croissance organique de 24% au deuxième trimestre 2021, dépassant les attentes des analystes. Le numéro deux mondial du secteur n’a pas encore dévoilé ses prévisions pour l’ensemble de l’année. De son côté, le britannique WPP, numéro un mondial, publiera ses résultats au cours du mois d’août.

Enfin, Publicis table sur un objectif de 1,8 milliard d’euros de dette moyenne fin 2021. Celle-ci avait atteint 3,3 milliards en 2020. Il s’agit pour le groupe de continuer à se désendetter cette année de plus d’1 milliard d’euros après l’acquisition d’Epsilon. Aucun mouvement d’ampleur n’est à attendre au second semestre. Mais de petites acquisitions pourraient venir compléter l’offre data de Publicis Groupe. «Nous allons continuer à investir dans les domaines de croissance pour nos clients, confirme Arthur Sadoun. Nous regardons notamment de très près tout ce qui concerne la gestion des données propriétaires en dehors des États-Unis».



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