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Economie

qui sont les 18.500 nouveaux professionnels à bénéficier de hausses salariales ?


Olivier Véran a étendu jeudi les accords du Ségur aux personnels du secteur social et médico-social rattachés à un établissement public. Le privé, lui, attendra.

Signés en juillet dernier, les accords du Ségur de la Santé ont accordé une revalorisation salariale à tous les agents travaillant à l’hôpital ou en EHPAD, soit 183 euros dans le public et 160 euros dans le privé. Le ministre de la santé Olivier Véran a étendu jeudi matin ces accords aux agents du secteur social et médico-social, aux établissements sociaux et médico-sociaux, à condition qu’ils soient rattachés à un établissement public de santé ou à un EHPAD de la fonction publique hospitalière. La signature a eu lieu en présence des organisations signataires, CFDT, UNSA et FO côté personnel et Fédération des Hôpitaux de France (FHF) côté employeur.

Au total, 18.500 personnes supplémentaires bénéficieront d’une revalorisation de 183 euros net mensuels, à compter du 1er juin. Pour l’État cela représente un budget de 83 millions d’euros. Cette revalorisation sera actée par décret avant d’être «inscrite dans le marbre» à l’automne lors du vote de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022, a indiqué le ministère.

Les agents du secteur social ou médico-social, qui travaillent souvent dans le même bâtiment, parfois le même couloir, et n’avaient pas eu les mêmes hausses de salaires que leurs collègues du secteur sanitaire estimaient être «les oubliés du Ségur». Leur sort avait bien été évoqué lors de la négociation de juillet dernier, mais la question avait été repoussée à plus tard. «L’urgence du Ségur était de répondre aux établissements de santé et aux EHPAD, particulièrement touchés par la crise sanitaire. Mais le Ségur s’était engagé aussi à rouvrir ensuite la question du social et médico-social», explique le ministère.

La CFDT santé sociaux, signataire de l’accord, s’est félicitée d’avoir obtenu une application «au 1er juin au lieu du 1er janvier 2022» et «qu’aucune catégorie professionnelle n’est exclue dans le cadre du périmètre retenu». En revanche, reste en suspens le sort de ces mêmes personnels travaillant dans le secteur privé non lucratif, qui représente 75% du secteur social et médico-social. Des négociations devraient commencer officiellement le 1er mars (même si elles sont déjà amorcées depuis fin décembre), dans le cadre de la mission Laforcade qui doit rendre son rapport en juillet. «L’objectif sera de définir quel périmètre on prend en compte car il y a une très grande hétérogénéité des établissements et des personnels», a indiqué le ministère, «alors que côté public, ce sont vraiment des personnels qui sont dans les murs de l’hôpital».

De fait, le sujet est complexe en raison de la diversité des structures et de leur nombre. Pour les pouvoirs publics l’enjeu financier est important. «Dans les structures autonomes (NDLR: qui ne sont pas rattachées à un établissement public), cela peut représenter jusqu’à 200.000 personnes en fonction du périmètre considéré», indique le ministère. Mais le secteur privé et le secteur associatif espèrent bien obtenir une équité de traitement pour leur personnel. Lundi, les acteurs et représentants des employeurs du secteur privé non lucratif ont dénoncé «la situation de blocage dans laquelle se trouvent les négociations», et réclament «une revalorisation dans tous les secteurs, selon les mêmes modalités et dans le même calendrier que le secteur public».



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