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Economie

résister, c’est avoir des projets


Le début d’année est la période rêvée pour lancer des initiatives.

Le début d’année est souvent la période idéale pour lancer de nouveaux projets. Il peut s’agir aussi bien de relancer des idées laissées en jachère que d’ouvrir des pistes inexplorées. Cette année plus que les autres, cette volonté de dynamisme est très significative. « Depuis le début de la crise sanitaire, on parle de résilience uniquement au sens de « tenir bon », commente Celica Thellier, cofondatrice de ChooseMyCompany, une société spécialisée dans le recueil et l’analyse d’avis certifiés de salariés, mais pour résister, plutôt que de serrer les dents, il faut d’abord et avant tout poursuivre un but. Transformer la difficulté en défi offre un bon moyen de se projeter dans l’avenir en embarquant les autres. »

Les nouveaux projets peuvent être multiples

La liste des nouveaux projets n’est pas exhaustive : lancer un produit ou un service, augmenter sa part de marché, revoir l’organisation de l’entreprise, s’implanter dans une région ou un pays supplémentaires… Ces chantiers sont liés étroitement à la nature de l’activité et au potentiel des équipes en place.

Les compétences sont importantes mais elles se nourrissent d’abord de la motivation des salariés. Le début d’année est une période propice pour fédérer les ardeurs. Les séminaires ou les cérémonies de vœux en présentiel sont un lointain souvenir mais le calendrier à lui seul, avec 2021 en guise de page blanche, peut suffire à vouloir franchir un cap. « Certes, le deuxième confinement a été durement ressenti. Toutefois, un état d’esprit positif n’a pas disparu », poursuit Celicia Thellier.

Trouver du sens à son travail

Cette capacité d’engagement est validée par le dernier baromètre HappyIndexAtWork de ChooseMyCompany. Achevé au début de l’automne, il montre que 76% des salariés trouvent du sens à leur travail et 81% jugent que leur entreprise leur fait confiance. Enfin, 64% considèrent qu’ils sont dans un univers de travail innovant. Ces chiffres sont en augmentation par rapport à 2019. Ils constituent un socle au service de nouveaux projets, et donc d’une résilience qui permet d’aller de l’avant.

Accompagner la croissance des équipes

Chez CVE, un producteur d’énergies renouvelables basé dans plusieurs pays (France, Chili, Etats-Unis…), le challenge à venir passe notamment par la reconfiguration du siège social à Marseille. L’entreprise, qui compte aujourd’hui 200 collaborateurs, a enregistré une forte augmentation des effectifs (+30%) au cours de la pandémie. « Notre réflexion vise non seulement à accompagner la croissance des équipes mais aussi à réfléchir sur la façon dont le télétravail va faire évoluer nos façons de travailler », souligne Pierre de Froidefond, le cofondateur et dirigeant de CVE.

Cette reconfiguration chez CVE entend faire participer l’ensemble des collaborateurs, sous forme de vidéos. Plusieurs idées sont déjà sur la table, dont certaines au-delà de la seule problématique du siège social : des corners dédiés par équipes, un tiers lieu pour accueillir les partenaires de l’entreprise, le recours à des vélos producteurs d’énergie connectés à une application de suivi de l’exercice physique… « Notre groupe de travail va se réunir en janvier pour arbitrer, reprend Pierre de Froidefond, ce projet nous permet de réinventer du lien social et de créer des espaces répondant aux nouveaux besoins des salariés. »

Programme d’actionnariat salarié

Chez Kiplin, qui propose des « jeux-santé » digitaux, le fondateur Vincent Tharreau a décidé de faire évoluer la gouvernance, pour mieux intégrer ses quinze collaborateurs aux décisions de l’entreprise. Au menu, un programme d’actionnariat salarié et la mise en place d’un outil, baptisé « Suite Codir » visant à fluidifier les échanges entre le comité de direction et les salariés. « Nous venons d’obtenir l’agrément Entreprise solidaire d’utilité sociale (Esus), précise Vincent Tharreau, dans ce cadre, il me semblait important de faire évoluer notre organisation. »

Des « journées Kiplin » sont également mises en place. Il s’agit de renforcer les échanges entre les équipes et les scientifiques avec lesquels l’entreprise travaille. C’est d’ailleurs avec un comité de dix experts que sont élaborés les jeux santé : pour jouer, les participants doivent bouger (marcher, courir, pédaler…) munis d’un objet connecté, par exemple leur smartphone. Ce sont leurs mouvements qui les font progresser dans le jeu. Kiplin s’adresse d’une part aux entreprises – pour lutter contre la sédentarité au travail – et d’autre part aux hôpitaux et centres de santé, pour proposer une activité physique aux patients atteints de maladies chroniques.



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