Image default
Economie

restaurateurs et cafetiers préparent un recours contre leur fermeture imposée


Les professionnels du secteur préparent leur riposte. Le principal syndicat des métiers de l’hôtellerie l’Umih (L’Union des métiers des industries de l’hôtellerie) a annoncé ce samedi 14 novembre que les restaurateurs et cafetiers ont l’intention de contester en justice la décision du gouvernement de fermer leurs établissements dans le cadre du reconfinement.

À l’instar des salles de sport, la situation s’annonce dramatique pour les restaurants et les bars. Le premier ministre Jean Castex l’a annoncé mercredi : ils resteront fermés jusqu’à nouvel ordre, quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire après le 1er décembre. Selon une étude récente publiée dans la revue scientifique américaine Nature , ces trois lieux seraient les plus à risque car les contaminations seraient favorisées par la promiscuité et leur durée de fréquentation.

«L’Umih nationale a engagé un recours contre le décret du 29 octobre 2020 qui ferme les restaurants et débits de boissons de type N tout en autorisant la restauration collective», a indiqué le syndicat, justifiant ce recours par «la rupture du principe d’égalité». Il dénonce une «distorsion de concurrence par rapport à une autre forme de restauration». L’Umih souligne par ailleurs que ses adhérents «appliquent, depuis leur première réouverture en juin 2020, les mêmes protocoles sanitaires stricts appliqués par la restauration collective» et qu’«à la demande de la profession, ces protocoles ont même été renforcés en septembre 2020».

Deux établissements sur trois pourraient disparaître

« La colère est terrible chez les restaurateurs et les bars. On ne comprend pas cet isolement, nous n’avons aucune espérance. On vient nous sacrifier sur l’autel du Covid», explique au Figaro Hubert Jan, président national de l’Umih Restauration. Les restaurateurs et les bars redoutent un tsunami économique.

Selon l’Umih, deux établissements sur trois pourraient disparaître en France d’ici à fin 2020, en raison de ce deuxième confinement. Pour les restaurants, décembre représente le troisième mois de l’année en termes de chiffre d’affaires. Afin d’éviter une hécatombe de dépôts de bilan, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) abordera avec Bercy dans les prochains jours la question du rééchelonnement de la dette des établissements à moyen et long terme ainsi que celle du financement du fonds de commerce.

Les fournisseurs des bars-restaurants sont également frappés de plein fouet. Outre la valeur financière de leur marchandise contrainte d’être immobilisée, les dates limites d’utilisation optimale inquiètent les dirigeants d’entreprise. Certains souhaitent notamment obtenir une prolongation des exonérations de charges et du chômage partiel pour 2021, ainsi qu’un décalage des remboursements des prêts garantis par l’État (PGE).

Par son action de recours qui sera finalisé avant le 20 novembre, l’Umih espère faire «pression sur le gouvernement» et montrer que «le secteur ne lâchera rien pour réussir à rouvrir». Le «but ce n’est pas de faire refermer la restauration collective», a par ailleurs précisé le syndicat.



Source link

Autres articles

Un quart des entreprises diminuera sa masse salariale de plus de 10% d’ici la fin de l’année

administrateur

Accords «historiques» de revalorisation des salaires à l’hôpital

administrateur

où en sont les compagnies aériennes ?

administrateur

Le conseil des ministres va examiner un nouveau budget de crise de 460 milliards d’euros

administrateur

Malgré la crise sanitaire, Bpi France maintient son Big Tour pour «promouvoir le savoir-faire français»

administrateur

les entreprises sous le choc du reconfinement

administrateur