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Economie

Restaurateurs et commerçants en colère attendus dans les rues ce lundi


Nouveau coup de gueule de la part des professionnels en détresse cet après-midi. Restaurateurs, cafetiers, gérants de discothèques, commerçants et intermittents défileront à Lyon, quand les extras de l’événementiel participeront à une action militante sur tout le territoire. Tous appellent à une reprise de leur activité, alors que la situation est différente suivant les professions.

À VOIR AUSSI – Confinement: «C’est une grosse période de dépression» pour les restaurateurs

Jeudi dernier, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le maintien de la fermeture pendant au moins 15 jours des commerces jugés «non essentiels», et celle des restaurants et bars jusqu’à nouvel ordre, provoquant la fronde des commerçants et restaurateurs. Ce lundi, Bruno Le Maire a annoncé que pour les commerces »non essentiels», «la réouverture est plus une affaire de jours que de semaines», a affirmé le ministre. Alain Griset, ministre délégué chargé des PME, reçoit ce lundi à 17 heures les fédérations de commerçants pour avancer sur le sujet.

En revanche, pour les restaurants et café, l’horizon est beaucoup plus lointain.

Pour exprimer leur colère, ces professionnels manifesteront dès 15 heures à Lyon. Un mouvement lancé par l’Umih, le principal syndicat des métiers de l’hôtellerie, mais «qui a attiré des professionnels qui n’ont pas du tout le même métier que nous», témoigne Laurent Luc, président de l’Union.

Sont attendus restaurateurs, hôteliers, cafetiers, gérants de discothèques, commerçants, «et même les intermittents du cirque, qui ont assuré se joindre à nous», raconte Laurent Luc. «Aux côtés de l’Umih, il y aura la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises, la Chambre des métiers, les professionnels de l’événementiel… on anticipe un cortège d’environ 1000 personnes, mais on sera probablement plus,» poursuit-il.

Ailleurs en France, les extras intermittents de l’événementiel, comptent également effectuer une nouvelle action «coup de poing» cet après-midi. L’Organisation du Personnel de la Restauration en Événementiel (OPRE) a prévu de placarder les photos d’extras sur les murs de plusieurs villes, accompagnées de courts textes qui ont pour objectif d’interpeller les passants: «250 jours sans travail ni aides»; «Sans aide depuis le 17 mars»; «Nous sommes fiers de vous servir, soyez fiers de nous aider» peut-on lire sur ces photos.

Appel à une reprise de l’activité et à des aides de l’État

Cette mobilisation vise à rappeler la situation dramatique à laquelle font face ces professionnels. Si les restaurateurs et hôteliers ont pu conserver un peu d’activité en huit mois, discothèques et bars sont quasiment à l’arrêt depuis le 16 mars: «On est en train de crever !», abonde Laurent Luc. «Depuis le début de la crise sanitaire, on a perdu 50% des gérants de discothèques» assure-t-il. Pour le président de l’Umih, l’activité doit reprendre, et pour cela, la solution est simple: «Laissez-nous ouverts, imposez-nous un protocole sanitaire strict, et faites le respecter», résume-t-il.

Du côté des extras du secteur de l’événementiel, la situation est d’autant plus alarmante qu’ils ne touchent pas d’aides de l’État, n’ayant pas le statut d’intermittent. «Affiliés au régime général, nous sommes tenus d’effectuer un quota d’heures suffisant pour pouvoir prétendre au chômage. Or, étant tous sans travail depuis fin février, nous n’avons pas pu cumuler assez d’heures de travail pour prétendre à rouvrir nos droits», explique Robert Chassagnon, membre de l’OPRE. L’objectif pour l’organisation est a minima d’obtenir des aides du gouvernement.



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