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Economie

Retour en présentiel pour les AG de copropriétaires dès mercredi


Mercredi, c’est le retour au bureau pour les salariés et en immobilier, il y a aussi du nouveau. Les assemblées générales (AG) de copropriétaires pourront dès le 9 juin se tenir en présentiel, comme le prévoit un décret gouvernemental. Mais cela ne veut pas dire pour autant que c’est le retour à la vie normale pour les 700 et quelque mille copropriétés en France. Bien au contraire. Les copropriétaires devront respecter plusieurs contraintes sanitaires, même si elles ont été quelque peu allégées.

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D’abord, l’AG devra se tenir dans un lieu respectant une jauge de 4 m² par personne minimum. Ensuite, les participants devront être distants les uns des autres d’un mètre. Et dans les limites du couvre-feu qui sera fixé à 23 heures dès le 9 juin. Assister à une AG n’est pas un motif dérogatoire prévu par l’attestation de déplacement. Il peut arriver que certaines AG débordent surtout si elle n’a pas démarré à l’heure et qu’elle traîne en raison par exemple d’un ordre du jour chargé. Sans oublier de respecter les gestes barrières bien sûr, à savoir porter un masque et utiliser régulièrement du gel hydroalcoolique.

Une mission compliquée pour les grandes copropriétés. «Cette nouvelle organisation ne sera, dans les faits, possible que pour les petites copropriétés», affirme Rachid Laaraj, fondateur de Syneval, courtier en syndic. Dans le cas où 20 personnes sont présentes (et c’est un faible score), il faudrait trouver une salle de 80 m² (!) pour accueillir tout le monde. Ce qui est loin d’être donné pour toutes les copropriétés. Car qui dit pièce plus grande, dit coût plus élevé.

Le vote par correspondance privilégié

L’autre option, un peu plus économique: les AG mixtes. Une partie des copropriétaires en présentiel et les autres, peut-être plus au point avec les outils numériques, à distance. Encore faut-il pouvoir gérer les deux en même temps. Pas simple surtout que les AG peuvent être invivables quand tout le monde est là. Alors, avec un mix des deux… Reste la solution du 100% à distance: la visioconférence, le vote par correspondance ou les deux. Et il semble que la seconde ait été préférée à la première.

Pour des raisons financières – s’équiper d’outils numériques performants a un coût difficilement absorbable pour les petites structures – mais pas que. «Il est difficile de comptabiliser les voix via un écran surtout lorsque les participants sont nombreux, explique Rachid Laaraj. Pour 90% des AG, le vote par correspondance a été privilégié». Si l’Union nationale des syndics de copropriété reconnaît des «soucis techniques pour certaines grandes copropriétés», elle assure que les copropriétaires ont le choix entre les deux solutions.

» LIRE AUSSI – Les syndics de copropriété accusés d’abuser des votes par correspondance

Bref, avec l’essor du digital, le dialogue est plus que jamais indispensable entre le syndic, dont on sait qu’il n’a pas souvent bonne presse, et les copropriétaires. «Nous recommandons au syndic d’organiser, en amont de l’envoi des formulaires, une réunion d’information en ligne. Cette préparation permet aux copropriétaires de mieux appréhender les enjeux des décisions mises à l’ordre du jour», conseille le fondateur de Syneval.



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