Image default
Economie

réunion ce jeudi entre gouvernement et professionnels


L’État a durci le ton face à la résurgence de l’épidémie, mais promet d’être là auprès des professionnels concernés par des fermetures totales ou partielles de leur établissement. Ce jeudi 24 septembre à partir de 11h30, les ministres de Bercy – Bruno Le Maire à l’Économie et Alain Griset, chargé des PME et TPE – s’entretiennent avec les représentants de l’hôtellerie-restauration, de l’événementiel et des salles de sport.

À partir de samedi, les bars et restaurants des zones en «alerte maximale» (dans la métropole d’Aix-Marseille, et en Guadeloupe) sont contraints à une fermeture totale. Dans onze autres métropoles, dont Paris, les bars devront fermer à partir de 22 heures. Dans ces zones en «alerte renforcée», les salles de sport, gymnases et salles de fêtes sont également concernés par ces fermetures.

Dans le secteur de la restauration, les professionnels ne décolèrent pas. «C’est une décision inique de la part du gouvernement qui ne cherche qu’à tenter de cacher son incapacité à gérer la crise», a déclaré à l’AFP Franck Trouet, porte-parole du syndicat patronal GNI, qui représente les indépendants de l’hôtellerie et de la restauration. «Nos établissements, eux, ont dépensé des millions d’euros pour respecter les protocoles, et on veut nous faire fermer ?»

La CPME réclame une annulation des charges

Pour le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), François Asselin, ces nouvelles restrictions sont un «coup de massue» pour les commerçants du secteur de l’hôtellerie-restauration et leurs fournisseurs, déjà durement fragilisés par les fermetures au printemps durant le confinement. Alertant sur la situation déjà très difficile de ces petites entreprises, il demande au gouvernement « une annulation des charges. Les petits acteurs du secteur ne pourront pas s’en sortir autrement», a-t-il expliqué dans la matinale d’Europe 1.

Face à la recrudescence de l’épidémie et aux nouvelles restrictions sanitaires, il implore l’exécutif de faciliter l’accès au niveau deux du fonds de solidarité dédié aux indépendants et très petites entreprises, et accessible jusqu’à la fin de l’année. Pour rappel, le niveau un du fonds de solidarité a déjà concerné 1,7 million d’entrepreneurs, qui ont touché 1500 euros maximum. «Pour l’heure, la charge administrative est trop lourde pour que les indépendants puissent y avoir accès. On demande au ministère une simplification des procédures», a précisé François Asselin. Selon le ministère de l’Économie, ce niveau d’aides a déjà bénéficié à 32.000 entreprises.

Le représentant patronal a également évoqué les difficultés pour les restaurants et bars de payer les bailleurs, en raison de leur baisse ou de l’arrêt de leur activité. Ces derniers jours, le ministre délégué aux PME Alain Griset avait notamment demandé aux préfets de réfléchir à l’organisation de « médiations entre bailleurs et loueurs ». Pour le secteur de l’hôtellerie-restauration, cafés et bars, la CPME envisage une sinistralité de l’ordre de 20% d’ici la fin de l’année. «Si l’économie sort en lambeau de cette période, personne ne pourra se redresser», a déploré François Asselin, qui anticipe une impossibilité pour nombre d’entreprises de rembourser les prêts garantis par l’État (PGE) qui leur ont été octroyés.

Invité de la matinale de Sud Radio, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a quant à lui déploré le manque d’organisation du gouvernement. «Le secteur n’a pas été consulté, et les représentants locaux semblent également avoir été écartés des discussions. Il aurait fallu prévenir avant d’agir.»

L’Etat promet d’être là

De son côté, l’État assure qu’il sera présent pour les professionnels touchés de plein fouet par ces nouvelles restrictions. «L’État est et restera aux côtés des entreprises concernées par les mesures liées à la crise sanitaire», a promis mercredi soir le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire dans un tweet, après les annonces de son collègue de la Santé.

«La décision est difficile (…). Mais l’État n’abandonnera pas ceux qui vivent aujourd’hui ces moments difficiles», a renchéri jeudi matin Olivia Grégoire, sur le plateau de BFM Business. «Nous allons préserver les dispositifs, nous allons les maintenir, que ce soit le prêt garanti par l’État ou le fonds de solidarité», a affirmé la Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable.

La ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier Runacher, interrogée sur Public Sénat ce matin, a elle aussi répété que les aides allaient être reconduites pour les secteurs concernés par ces fermetures. «À chaque fois, nous avons été au rendez-vous.
Nous serons au rendez-vous bien entendu



Source link

Autres articles

l’Égypte demande le soutien financier du FMI

administrateur

Canal+ et beIN Sports trouvent un accord avec la LFP sur le championnat de L1

administrateur

aller travailler avec des symptômes expose-t-il à des sanctions ?

administrateur

ce qu’achètent les Français depuis le déconfinement

administrateur

L’amendement anti-squatteur, une mesure à saluer qui mériterait encore quelques améliorations

administrateur

Patrick Jeantet démis de ses fonctions à la tête de Keolis

administrateur