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Economie

réunion très attendue de l’Opep sur les quotas de production


Le cartel, associé à la Russie, tient une visioconférence ce lundi pour décider de la quantité de brut à remettre sur le marché en ce début d’année. Une décision qui influera sur les cours du pétrole.

Quel chemin vont prendre les cours du pétrole dans les prochaines semaines? La réponse dépendra en partie de l’issue de la réunion qui se tient aujourd’hui à Vienne, en visioconférence, entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires, dont la Russie. Ces derniers se retrouvent pour arrêter la quantité de brut à remettre sur le marché mondial le mois prochain.

L’objectif de ce rendez-vous, très surveillé par les acteurs du marché pétrolier, est d’ajuster l’offre d’or noir à une demande sabrée par la pandémie de Covid-19 et dont la reprise est incertaine, avec en ligne de mire le soutien des prix du brut. Le cartel et ses partenaires vont tenter de consolider la hausse des cours du pétrole enregistrée ces derniers mois. Le WTI et le Brent, références américaines et européennes, tournent aujourd’hui autour des 50 dollars.

Premier palier de 500.000 barils quotidiens

Le dernier cycle de réunions, entre le 30 novembre et le 3 décembre, avait «ouvert la voie à un retour progressif de 2 millions de barils par jour sur le marché au cours des prochains mois, les pays participants se tenant prêts à ajuster ces niveaux en fonction des conditions et de l’évolution du marché», a rappelé dimanche le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Barkindo, lors d’un comité technique conjoint (JTC) de l’Opep+.

Cette stratégie s’était traduite par un premier palier de 500.000 barils quotidiens supplémentaires en janvier et par une promesse de rendez-vous chaque début de mois des treize membres du cartel, emmenés par l’Arabie saoudite, et de leurs dix alliés, conduits par la Russie, afin de statuer sur le volume de production pour le mois suivant.

Pierres d’achoppement

Ce suivi au cordeau montre la volonté du cartel de garder une forte influence sur le marché mais aussi la gravité de la situation dans laquelle sont plongés les producteurs de brut qui se satisfaisaient avant la crise sanitaire de deux sommets par an au siège de l’organisation à Vienne, en Autriche. Leur effort de coupe, pénible pour les finances des 20 pays qui y sont soumis (l’Iran, le Venezuela et la Libye sont exemptés), a joué son rôle l’an dernier en inversant la chute vertigineuse des prix du brut, jusqu’en terrain négatif pour la référence américaine en avril, une première dans l’histoire.

Le résultat de la politique des membres de l’Opep+ reste par ailleurs assez dépendant du bon vouloir de deux d’entre eux, la Russie et l’Arabie saoudite, respectivement deuxième et troisième producteurs mondiaux derrière les Etats-Unis. En mars dernier, c’est la mésentente entre Ryad et Moscou, débouchant sur une courte mais intense guerre des prix, qui avait fait trébucher une première fois les cours du brut. Le climat est aujourd’hui plus apaisé, les responsables saoudiens et russes ayant affiché mi-décembre leur unité lors d’une réunion bipartite.

Toutefois, les pierres d’achoppement au sein du club ne manquent pas, au sujet du respect des quotas notamment ou encore des prévisions plus ou moins optimistes quant à la reprise de la demande pétrolière. Dans son dernier rapport mensuel, le cartel lui-même s’était voulu prudent en révisant à la baisse l’appétit mondial pour le pétrole en 2021. Il avait noté au passage «les incertitudes élevées, essentiellement en ce qui concerne le développement de la pandémie de Covid-19 et le déploiement des vaccins», de même que l’impact des «effets structurels du Covid-19 sur les comportements des consommateurs, en particulier dans le secteur des transports».



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