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Finance

Rothschild & Co accuse une chute de son résultat net



Publié le 15 sept. 2020 à 18:54Mis à jour le 15 sept. 2020 à 18:55

Rothschild & Co a annoncé mardi une chute de 48% de son résultat net au premier semestre à 65 millions d’euros, suite à une brutale diminution de la performance de ses activités de capital-investissement. Grâce à ses métiers historiques, qui ont mieux résisté, la banque d’affaires a toutefois enregistré des revenus globaux en baisse de seulement 7%, à 838 millions d’euros.

Dans sa branche de capital-investissement et de dette privée, le groupe a souffert de la performance négative des marchés de crédit et de l’absence de plus-values de cession, à la différence des six premiers mois de 2019. La baisse des prix n’incitait pas à la vente, explique-t-on en interne. Dans ce métier, les revenus ont donc chuté de 52%, à 52,8 millions d’euros.

Malgré un environnement très défavorable aux fusions et acquisitions, le groupe a néanmoins pu compter sur sa carte maîtresse, le conseil financier. Dans cette division phare, les revenus ont seulement reculé de 3%, à 529,4 millions d’euros.

« Là où les fusions-acquisitions mondiales reculaient de 49% en valeur sur la période, nos activités de M&A ont baissé de seulement 12% malgré le gel imposé par la crise. Cette baisse a été très largement compensée par le conseil en financement et », souligne François Pérol, co-président du comité exécutif.

Restructurations

Conseil en France de Rallye pour sa restructuration et la signature d’une ligne de secours et de l’Agence financière de la République fédérale d’Allemagne pour son plan de stabilisation de Deutsche Lufthansa , la banque de l’avenue de Messine profite notamment de l’explosion des besoins de liquidité des entreprises.

En banque privée et en gestion d’actifs, malgré une collecte nette de seulement 300 millions d’euros, le groupe affiche des revenus en hausse de 5% au premier semestre, pour un montant «record» de 252,3 millions d’euros. Le résultat a été tiré par les commissions de gestion liées à la très forte hausse des transactions au premier semestre, sur fond de forte volatilité des marchés financiers.

Suite à la recommandation du superviseur, qui touche l’ensemble du secteur bancaire, la banque a décidé de ne pas distribuer de dividende au cours de l’exercice 2020. Sur le plan financier, il reste prudent, évoquant « beaucoup d’incertitudes quant à l’évolution de la situation actuelle » mais aussi une reprise de l’activité. « Nous observons une très forte demande de nos clients en financement et en restructuration, ainsi que de nombreux dialogues en M&A», insiste François Pérol.



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