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Finance

Salaires : vers un gel des augmentations collectives chez BNP Paribas



Publié le 28 sept. 2020 à 18:20Mis à jour le 28 sept. 2020 à 18:34

Un parfum de rigueur. Dans le climat de crise sanitaire , BNP Paribas a ouvert la semaine dernière la saison des négociations salariales (« négociations annuelles obligatoires » ou NAO). Selon les organisations syndicales, aucune mesure d’augmentation générale et pérenne du salaire fixe n’a été mise sur la table.

« Malgré la volonté affichée par la direction d’arriver à un accord, ces propositions sont très insuffisantes », note le SNB/CFE-CGC, syndicat majoritaire chez BNP Paribas SA, qui compte un peu plus de 42.000 salariés. Même déception du côté de la CFDT pour qui « deux tiers des salariés » se trouvent en « perte nette de pouvoir d’achat ».

La direction propose 300 euros de prime Macron pour les salariés dont la rémunération brute est inférieure à 55.419 euros par an, qui serait versée avant la fin de l’année, un abondement exceptionnel de 100 euros sur le Plan d’épargne entreprise (PEE) pour 50 euros versés, ainsi que 200 euros de forfait de « mobilités durables ».

Par ailleurs, l’enveloppe proposée pour les mesures individuelles est égale à celle de l’exercice précédent. La banque n’a pas commenté. La situation peut évoluer, une deuxième séance de discussion étant prévue le 6 octobre prochain.

Des discussions complexes

Mais elle tranche d’ores et déjà avec les mesures consenties l’an dernier par le secteur bancaire : la saison 2019 s’était traduite par des augmentations collectives comprises entre 0,5 % (notamment chez BNP Paribas) et 0,7 % selon les banques.

Crise oblige, les représentants ne se font pas d’illusion. « Nous ne pourrons sans doute pas obtenir d’augmentation collective cette année, donc nous allons essayer d’innover dans nos demandes », pointe Frédéric Guyonnet, président du SNB/CFE CGC.

Les directions auront du mal à lâcher du lest, alors que le nombre d’impayés pourrait augmenter ces prochains mois. Dans le même temps, les attentes des salariés du secteur sont élevées, justement en raison de leur mobilisation au plus fort de la crise. Des primes Macron, défiscalisées, ont bien été accordées à la sortie du confinement , mais elles ont surtout ciblé les salariés présents sur site.

Par ailleurs, les salariés du secteur s’estiment indirectement pénalisés par le fait que, à la demande de la Banque centrale européenne (BCE), les établissements n’ont pas versé de dividendes cette année , qui entrent dans la formule de calcul de l’intéressement.

Chez BNP Paribas « cela a eu pour conséquence une baisse en moyenne de 16 % de l’intéressement cette année », pointait récemment la CFDT qui espère une revalorisation si le dividende était finalement versé.



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