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Economie

tous les commerces non alimentaires pourront rouvrir


Les distributeurs non alimentaires entrevoient le bout du tunnel. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a précisé jeudi matin sur Franceinfo que tous devraient bien rouvrir le 11 mai, sans distinction de type d’activité ou de taille de magasins, comme c’est par exemple le cas en Allemagne. «Nous sortons de la phase de crise, nous allons aborder une deuxième phase de transition dans laquelle l’activité va reprendre, a expliqué Bruno Le Maire. Nous souhaitons que tous les commerces puissent rouvrir le 11 mai. Par principe d’équité, je laisse simplement de côté la restauration, les bars et les cafés, qui feront l’objet d’un traitement spécifique

C’est un soulagement pour la plupart des commerçants non alimentaires, qui anticipent leur réouverture. «On a au moins une date qui permet de se mettre en ordre de bataille pour préparer l’accueil des clients, commander la marchandise ou encore organiser la communication, explique William Koeberlé, président du Conseil du commerce de France. Certaines incertitudes demeurent encore, mais nous espérons qu’elles seront levées dès la semaine prochaine.»

Baisse d’activité de 50 %

Bercy n’exclut toujours pas de n’autoriser cette réouverture qu’après le 11 mai dans certaines régions plus touchées par le virus. «La situation n’est pas la même en Nouvelle-Aquitaine ou en Île-de-France, où le virus circule beaucoup. Ce sera aux autorités sanitaires de nous faire des recommandations», a expliqué Bruno Le Maire. L’intention du ministre est cependant de rouvrir, dans la mesure du possible, tous les commerces le 11 mai.

Les distributeurs anticipent une baisse d’activité de l’ordre de 50 % à l’issue du confinement

Cela ne veut pas dire que toutes les enseignes qui en auront le droit le feront. Les magasins de bricolage, qui avaient l’autorisation d’ouvrir pendant le confinement, sont pour la plupart restés fermés. Les distributeurs anticipent une baisse d’activité de l’ordre de 50 % à l’issue du confinement, qui pourrait les inciter à restreindre leurs horaires d’ouverture, ou à n’ouvrir qu’une partie de leurs magasins.

La nomination, jeudi, de Jeanne-Marie Prost, ex-présidente de l’Observatoire sur les délais de paiement, comme médiatrice des loyers est un second motif de satisfaction pour les distributeurs. Sous l’égide de Bercy, les principales fédérations de bailleurs se sont engagées la semaine dernière à annuler trois mois de loyers pour les TPE ayant été contraintes de baisser le rideau.

Si la mesure a été bien accueillie par les entreprises concernées, le problème reste entier pour les plus grandes enseignes, alors que le loyer peut représenter jusqu’à 20 % du chiffre d’affaires. Les distributeurs réclament que les bailleurs prennent leur part du fardeau en annulant les loyers dus pendant la période de fermeture, et en les indexant, à l’issue du confinement, au chiffre d’affaires réalisé.

«Nous saluons la nomination de Jeanne-Marie Prost, que nous accueillons avec grand espoir, expliquent 16 fédérations de commerçants. Nous abordons cette médiation sur les loyers avec un esprit constructif et serons force de proposition pour parvenir à un accord acceptable.»



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