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Economie

un grand patron a déjà gagné autant qu’un salarié sur l’année


Selon une étude, un dirigeant d’une grande entreprise doit travailler 34 heures pour gagner autant qu’une paie annuelle moyenne.

Un grand patron au Royaume-Uni a déjà gagné mercredi 6 janvier, après seulement trois jours ouvrés en 2021, autant qu’un salarié moyen en un an, confirmant les énormes inégalités de revenus dans le pays, selon une étude du centre de recherche High Pay Centre. Le directeur général d’un groupe appartenant à l’indice boursier FTSE-100, qui comprend les plus grandes capitalisations britanniques, touche une rémunération 120 fois plus élevée que le salaire moyen, détaille un communiqué. Un patron aura gagné plus qu’un salaire annuel moyen à exactement 17 heures 30 mercredi.

Le High Pay Centre a examiné les rapports des entreprises et a calculé qu’un grand patron a perçu 3,46 millions de livres sur l’année en 2019.Ce chiffre est à comparer aux 31.461 livres touchés en moyenne par un salarié en 2020 selon les chiffres du Bureau national des statistiques (ONS). Cette journée est traditionnellement baptisée le «Fat Cat Day» ou «jour des gros bonnets» par ceux qui dénoncent les disparités de rémunération dans les grandes entreprises britanniques.

Le rapport montre que la rémunération des patrons a été stable tandis que celle des salariés a augmenté, ce qui signifie que les dirigeants doivent travailler 34 heures pour gagner autant qu’une paie annuelle moyenne, contre 33 heures l’année précédente. Le centre de recherche précise que l’impact de la pandémie sur la rémunération des patrons n’est pas encore pleinement connu et ne se prononce pas donc sur les conséquences sur les inégalités salariales.

La rémunération des grands patrons est 120 fois plus élevée que celle d’un travailleur moyen au Royaume-Uni. Des estimations suggèrent que c’était 50 fois au tournant du millénaire ou 20 fois au début des années 1980. »

Luke Hildyard, directeur du High Pay Centre

«La rémunération des grands patrons est 120 fois plus élevée que celle d’un travailleur moyen au Royaume-Uni. Des estimations suggèrent que c’était 50 fois au tournant du millénaire ou 20 fois au début des années 1980», souligne Luke Hildyard, directeur du High Pay Centre. Il explique cette aggravation des inégalités par le rôle de plus en plus grand joué par le secteur financier dans l’économie, la sous-traitance des activités les moins rémunérées ou encore la baisse du nombre d’adhésions dans les syndicats.

L’association britannique des gérants d’actifs Investment Association a réagi à ce rapport en rappelant que les investisseurs attendent des dirigeants de la mesure. «Nos membres appellent les entreprises à faire en sorte que la rémunération des directeurs généraux soit proportionnée et alignée sur leur performance», selon Andrew Ninian, un des responsables de l’association.

En août, le High Pay Center, associé à l’Institute of Personnel and Development (CIPD), avait estimé que les patrons avaient consenti des efforts en raison de la pandémie mais que cette dernière ne mettait pas fin à «la culture du bonus».



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