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Economie

un syndicat dénonce de «nouvelles sanctions injustifiées»


Plusieurs salariés ont été convoqués à un entretien préalable de licenciement.

De «nouvelles sanctions injustifiées» frappent des salariés de Canal+ en raison de leur soutien à l’animateur licencié Sébastien Thoen et à la «fuite» d’extraits non diffusés d’un documentaire incriminant le chroniqueur maison Pierre Menès, a dénoncé lundi +Libres, premier syndicat du groupe. «Plusieurs salariés de la rédaction des sports» ont été convoqués «à un entretien préalable à leur éventuel licenciement», affirme dans un communiqué le syndicat.

«S’il ne fait aucun doute que ces convocations sont directement en lien avec la signature, par les salariés concernés, du communiqué de soutien à Sébastien Thoen en décembre dernier», le syndicat estime qu’elles ont aussi «un lien avec les ‘fuites’ d’extraits non diffusés du documentaire ‘Je ne suis pas une salope, je suis journaliste’». Car «certains salariés font partie du service des documentaires de la rédaction des sports», précise-t-il.

En cause, la divulgation de passages coupés de la version finale du documentaire, réalisé par la journaliste Marie Portolano, incriminant Pierre Ménès dans deux affaires d’agressions sexuelles. La chaîne cryptée, accusée de protéger son chroniqueur vedette, avait finalement décidé de lancer une enquête interne face au tollé médiatique.

«Sidérés» par la démarche

Les membres de +Libres se disent «sidérés» par la démarche de la direction de Canal+ d’autant que dans cette affaire «les seuls comportements fautifs en lien avec le documentaire n’ont eux fait l’objet d’aucune sanction à ce stade». L’intéressé, Pierre Ménès, a formulé ces dernières semaines ses «sincères excuses» pour ses agissements. Ecarté du célèbre jeu de simulation de foot Fifa, dont il était un des commentateurs vedettes, il est également absent, depuis fin mars, de l’émission Canal Football Club à laquelle il participait.

Concernant la polémique autour de Sébastien Thoen, dont le licenciement après une parodie peu appréciée par la direction de Canal+ a généré d’autres évictions, le syndicat dénonce «une violation évidente des engagements» du groupe «de cesser ‘les représailles’ qui ont déjà donné lieu à plusieurs départs ces derniers mois». «Le fait que les victimes de ces sanctions injustifiées se voient le plus souvent proposer des indemnités en échange de leur silence et de l’absence de contestation ne diminue en effet en rien la gravité de ces agissements, ni l’inquiétude», ajoute +Libres.

Et le syndicat d’appeler «une fois de plus la direction à rétablir la confiance et la sérénité au sein des services», particulièrement celui des Sports, et «à cesser toutes tentatives d’intimidations des salariés et de leurs représentants».



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