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Economie

Un tissu capable de détruire les virus testé dans les transports à Paris et à Lyon


Ce produit anti micro-organismes et autonettoyant, développé par une PME française, est capable de détruire les virus au contact de la lumière.

Et si les revêtements des sièges pouvaient contribuer à lutter contre les virus dans les transports en commun ? C’est l’objectif affiché d’un tissu innovant capable de tuer 99,99% des microbes et bactéries, y compris le coronavirus. Cette technologie est produite par Trajet-Aunde, une entreprise française basée à Caluire-et-Cuire dans le Rhône. Elle équipe déjà certaines rames de la ligne C du métro lyonnais ainsi que des bus en région parisienne.

«Nous avons mis au point ce tissu il y a cinq ans, au départ nous voulions juste un produit capable de s’auto-nettoyer», explique l’entreprise. Le système repose sur un minéral, présenté sous forme liquide qui vient imbiber un velours. En présence d’UV naturels ou artificiels, celui-ci s’active et crée un phénomène d’oxydation qui tue les molécules organiques en une minute. «Nous avons fait des tests en interne et nous avons vu que cela marchait aussi pour tuer 99,99% des virus, microbes et bactéries, raconte l’entreprise, un résultat qui a été confirmé par un laboratoire indépendant.» En plus de son efficacité sur les surfaces recouvertes, le tissu permet de décontaminer partiellement l’air ambiant : «la surface revêtue du textile détruit les particules en suspension qui s’en approchent», explique l’entreprise.

Rassurer les usagers

Très médiatisée au printemps dernier, la contamination par les surfaces fait aujourd’hui l’objet d’études bien plus rassurantes. Les risques de contamination seraient réduits. «Le risque de transmission par des surfaces inanimées est très faible, et seulement dans les cas où une personne infectée tousse ou éternue à la surface et que quelqu’un d’autre touche cette surface peu de temps après (une à deux heures après)», affirme Emanuel Goldman, professeur de microbiologie, interrogé par le Figaro.

Pour les exploitants de transport public, l’objectif est néanmoins de reconquérir les voyageurs, alors qu’une baisse «durable» de fréquentation est à craindre. «Pour cela il est nécessaire de les rassurer et cela ne peut se faire qu’avec des solutions qui s’inscrivent dans la durée», prévient-on chez Île-de-France Mobilités, qui a lancé une expérimentation à l’été 2020, en équipant de ce tissu sept bus sur le territoire Mantois en partenariat avec RATPDev. En plus des qualités antibactériennes et autonettoyantes, l’entreprise veut évaluer leur hydrophobie, c’est-à-dire la capacité à ne pas absorber l’eau, ainsi que leurs résistances au vandalisme comme les lacérations. Les résultats sont attendus pour mai 2021 et une deuxième expérimentation est prévue au deuxième semestre 2021 avec des tissus venus de l’entreprise autrichienne Kneitz et la suisse Lantal.

Avant Paris, le premier client à franchir le pas a été la ville de Sydney qui a équipé ses métros du tissu à partir de 2017. Puis en 2019, la ville de Lyon a décidé d’équiper progressivement la ligne C du métro.

À VOIR AUSSI – Pourquoi n’y a-t-il pas de vaccin français contre le Covid-19 ?



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