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Economie

Une pétition d’élus et de personnalités pour un «Noël sans Amazon»


Des élus de gauche et écologistes comme Anne Hidalgo (PS) ou Eric Piolle (EELV), des personnalités du monde de la culture et des associations se sont associés à une pétition lancée mardi, pour s’engager à ne pas recourir à la plateforme Amazon pendant la période de Noël.

«Cher Père Noël, cette année, nous prenons l’engagement d’un #NoëlSansAmazon», avancent les signataires de la pétition.

Parmi eux des députés et patrons de collectivités de gauche et écologistes comme l’ex-ministre de l’Environnement, Delphine Batho, l’ex-LREM Matthieu Orphelin, François Ruffin (LFI), les maires de Paris, Grenoble et Poitiers, Anne Hidalgo (PS), Eric Piolle (EELV) et Léonore Moncond’huy (EELV), le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard (EELV) ou Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie.

France Nature Environnement, Greenpeace ou la confédération des commerçants de France et le syndicat de la librairie française font partie des associations signataires, tout comme le réalisateur Cyril Dion, la romancière Christine Orban, le chansonnier François Morel ou le dessinateur Philippe Geluck.

Les pétitionnaires prônent un e-commerce plus durable

Les pétitionnaires qui dressent un sombre tableau des conséquences sociales, fiscales et environnementales du développement d’Amazon, plaident pour privilégier le recours aux commerces de proximité ou à l’économie circulaire pour les cadeaux de Noël.

«Ce n’est pas qu’un appel à ne pas commander sur Amazon, c’est aussi une pétition positive au bénéfice des commerçants de proximité et d’un e-commerce plus durable», avance M. Orphelin.

La pétition réclame également «au pied de notre sapin» des lois qui freinent le développement du géant du numérique en France.

Elle demande pêle-mêle l’interdiction de nouveaux entrepôts ou des lois «qui mettent fin à la concurrence déloyale et à l’injustice fiscale entre les mastodontes du numérique et les commerces physiques et de proximité».

Face aux «brigands du numérique», la pétition exige également des lois «qui profitent à notre économie et pas à la fortune délirante de Jeff Bezos» et «surtout, surtout, des dirigeants politiques qui osent lui faire face, qui osent mener la bataille contre ces +adversaires de l’Etat+».

La publication de la pétition intervient après celle d’une tribune où responsables politiques, syndicaux, mais aussi libraires ou éditeurs appellent à imposer une taxe exceptionnelle sur les ventes d’Amazon, soulignant «l’urgence de stopper l’expansion du géant du e-commerce».

«En réalité, il y a une sorte de bouc émissaire. Amazon, c’est moins de 5% du commerce français. Le commerce, c’est les petits commerçants, les artisans et grandes surfaces. Elles doivent pouvoir combattre Amazon à armes égales. C’est ça l’enjeu. J’en appelle aussi à la responsabilité des Français. Utilisons les plateformes françaises. Une taxe ce n’est pas possible si elle n’est pas appliquée de manière égale aux autres plateformes. C’est l’égalité devant la loi, un principe de base», indique ce matin sur Sud Radio, Agnès Pannier Runaher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie.

Face aux critiques, la direction de Amazon France défend ses investissements dans le pays et revendique la création directe de 9.300 emplois depuis 10 ans.

A VOIR AUSSI – Bruxelles accuse Amazon d’avoir «illégalement abusé de sa position dominante»



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