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Economie

Vacances d’été, restaurants… Ce qu’il faut retenir des annonces d’Édouard Philippe pour le tourisme


Les annonces étaient très attendues. Le secteur du tourisme avait appelé à un «plan Marshall» face à la situation dramatique qu’il traverse. Actuellement au point mort, il représente habituellement près de 8% de notre richesse nationale, pour environ deux millions de salariés, tous placés en chômage partiel ou presque. «Ce qui est bon pour le tourisme est souvent bon pour la France, ce qui frappe le tourisme frappe la France», a résumé le premier ministre Édouard Philippe dans la présentation de son plan.

Outre «l’angoisse», les professionnels du secteur «ont indiqué leur très grande détermination» à dépasser cette crise, assure le premier ministre. «Le tourisme fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne, alors même que c’est un des fleurons de l’économie française, son sauvetage est donc une priorité nationale», a-t-il ajouté. Pour toutes ces raisons, le gouvernement a présenté une batterie d’aides inédite, garnie d’une enveloppe totale de 18 milliards d’euros. Les voici.

L’accès au fonds de solidarité élargi

«Le fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration tourisme jusqu’à fin 2020», entame Édouard Philippe. Il ajoute que son accès sera par ailleurs «élargi à des entreprises de plus grande taille», à savoir celles qui ont jusqu’à 20 salariés et deux millions d’euros de chiffre d’affaires. L’aide versée en ce sens pourra grimper jusqu’à 10.000 euros.

Les dispositifs de prêt sont renforcés

Depuis le début de la crise sanitaire, 6,2 milliards d’euros de prêt garantis par l’état (PGE) ont déjà été accordés à 50.000 entreprises du secteur. Un chiffre très important, qui devrait augmenter. En effet, le gouvernement va «renforcer les dispositifs de prêts». Un «prêt garanti État saison» (PGES) sera lancé avec des «conditions plus favorables que celle du PGE», promet Édouard Philippe. Son plafond pourra atteindre «les trois meilleurs mois de l’année précédente», et non plus 25% du chiffre d’affaires. Une mesure qui permet de prendre en compte la saisonnalité des secteurs touristiques. «C’est pour un très grand nombre d’entreprises la possibilité d’avoir recours de façon bien plus importante à ces prêts, ce qui est évidemment une très bonne nouvelle», lance le premier ministre.

En outre, BPI France augmentera l’enveloppe qu’elle alloue aux «prêts tourisme» pour la quadrupler, de 250 millions d’euros à un milliard d’euros.

Enfin, ajoute Édouard Philippe, les banques se sont engagées à «systématiquement proposé aux PME du secteur un report des mensualités de tout leur prêt sur 12 mois». Jusqu’à aujourd’hui, ce report n’était proposé que sur 6 mois. «Un élément très important pour soulager la trésorerie des entreprises de ce secteur», estime le gouvernement.

Exonération de charge et chômage partiel

Les cotisations sociales patronales dues entre mars et juin seront exonérées pour le secteur, a annoncé le gouvernement. Une exonération qui sera d’ailleurs prolongée tant que la fermeture de l’entreprise durera.

Par ailleurs, «un crédit de cotisation de 20% des salaires versées depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner leur reprise». Ce crédit, «une forme d’aide sans précédent», selon les termes du premier ministre, pourra concerner l’ensemble des cotisations. Selon le chiffrage du gouvernement, cela représente encore plus de deux milliards d’euros d’aide.

En ce qui concerne le chômage partiel, les entreprises du secteur pourront continuer d’y recourir au moins jusqu’à la fin septembre, voire plus loin encore si la reprise est trop lente.

Les Français partiront en vacances

Le gouvernement fixe un cap pour l’été et se veut positif. «Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et d’août, en métropole ou dans les départements d’outre mer», annonce le premier ministre. Tout en ajoutant cependant, «il n’y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se gardant l’hypothèse d’une seconde vague de l’épidémie et de possibles «restrictions très localisées». Il promet par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d’annulation de leur réservation liée au Covid.»

Réouverture des restaurants

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé. «Si l’épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin», ambitionne encore le gouvernement. Voilà qui confirme l’information de Nicolas de Villiers, le président du Puy du Fou, qui assurait hier, mercredi, que des représentants ministériels lui ont assuré que «les restaurants pourront rouvrir dès le 2 juin prochain dans les zones vertes».

Le plafond des tickets-restaurant sera doublé

Actuellement à 19 euros par jour, ce plafond passera donc à 38 euros, pour «soutenir la demande». Une mesure qui permettra, selon le premier ministre, «que tous les tickets-restaurants qui n’ont pas été utilisés pendant les mois de confinement d’être réinjectés dans l’économie de la restauration.» Par ailleurs, jusqu’à la fin de l’année 2020, ces tickets pourront être utilisés les week-ends et les jours fériés, ce qui n’est habituellement pas permis.



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