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Finance

Variant Delta : les marchés s’inquiètent d’un coup de frein à la croissance



Publié le 19 juil. 2021 à 12:17Mis à jour le 19 juil. 2021 à 12:23

Toutes les bonnes choses ont une fin, y compris sur les marchés financiers. Euphoriques en début d’année, les investisseurs se font désormais méfiants, voire inquiets face à la progression du variant Delta et ses conséquences sur la dynamique de la croissance.

Résultat, l’ensemble des Bourses européennes évoluait nettement dans le rouge lundi en fin de matinée, en chute d’environ 2 %. L’indice CAC 40, en recul de 2 % à 6.331 points, s’orientait vers une cinquième séance d’affilée de recul, une série inédite depuis un an. Il a abandonné plus de 5 % par rapport à son point haut atteint le 17 juin dernier à 6.666 points.

Craintes sur la croissance

« La prudence va dominer en raison des craintes sur la croissance, lesquelles proviennent majoritairement de la progression du variant Delta qui contraint gouvernements et autorités locales à remettre en place des mesures restrictives afin de limiter la circulation du virus », note Tangi Le Liboux, analyste chez Aurel BGC.

Les investisseurs ont privilégié les actifs les plus sûrs, notamment les obligations d’Etat. Les rendements – qui évoluent en sens inverse du prix – chutaient de nouveau lundi. Le taux américain à 10 ans évoluait autour de 1,25 %, tandis que l’OAT française à 10 ans se maintenait en territoire négatif à -0,03 %.

Le Royaume-Uni, qui fait lui-même face à une quatrième vague épidémique, a ainsi maintenu des restrictions sur les voyageurs revenant de France alors qu’il a levé lundi la plupart de ses mesures sanitaires. L’Europe n’est pas la seule à devoir faire dans certains cas machine arrière sur la réouverture.

Wall Street dans le rouge

Aux Etats-Unis aussi, la progression du variant Delta inquiète. Le Center for Disease Control (CDC) a ainsi parlé d’une « épidémie chez les non-vaccinés », une perspective d’autant plus inquiétante que la campagne de vaccination a fortement ralenti outre-Atlantique. La ville de Los Angeles a ainsi décidé d’imposer à nouveau le port du masque généralisé en intérieur.

Les Bourses américaines sont de fait tout aussi vulnérables à la détérioration du contexte sanitaire . Le S & P 500 a clôturé vendredi en baisse de 0,75 %, enregistrant sa plus forte chute hebdomadaire en plus un mois. Il s’orientait vers une ouverture en baisse, tout comme le Nasdaq et le Dow Jones.

La crainte d’un ralentissement économique causé par le variant Delta pesait également sur les matières premières. Au lendemain de la réunion de l’Opep ayant abouti à un accord sur une hausse graduelle de la production du cartel et de ses alliés, le baril de Brent chutait de 2,3 % à 71,80 dollars, au plus bas depuis début juin.

Les valeurs liées au tourisme accusent le coup

Du côté des valeurs, les secteurs liés au tourisme accusaient le coup. Le croisiériste Carnival chutait de plus de 6 %, signant la pire performance de l’indice STOXX 600. EasyJet reculait de 4,5 % et Wizz Air de 3,8 %. Sur un mois, le spécialiste du « duty free » Dufry a chuté de 25 % tandis que le tour-operator TUI abandonnait 23 %.

Au sein du CAC 40, la foncière commerciale Unibail-Rodamco-Westfield accusait la plus forte baisse, en chute de 4,55 %, alors que le gouvernement a annoncé la semaine dernière l’obligation du pass sanitaire pour entrer dans les grands centres commerciaux.



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