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Finance

Vent d’euphorie sur les Bourses chinoises



Publié le 6 juil. 2020 à 15h00

Un vent d’optimisme souffle sur les Bourses chinoises. La Bourse de Shanghai a terminé lundi sur une forte hausse de 5,71%, au plus haut depuis avril 2019 tandis que la Bourse de Shenzhen, deuxième place de Chine continentale, a pris 3,9%, et la Bourse de Hong Kong 7,8%. L’indice CSI 300 des principales capitalisations du pays a, lui, clôturé sur un bond de 5,67%, au plus haut depuis juin 2015. Il affiche une hausse de 14% en euros depuis le début de l’année, superformant largement l’EuroStoxx 50 (-10,49%) et le S&P 500 (-3,12%).

Croissance au deuxième trimestre

Comme la semaine dernière, les signes d’amélioration de la conjoncture économique en Chine prennent le pas, aux yeux des investisseurs, sur les risques liés à l’augmentation des cas d’infection par le coronavirus dans le monde et les possibles répercussions sur l’économie chinoise . Après une chute de 6,8% du PIB chinois au 1er trimestre, certains indicateurs avancés laissent penser que la deuxième économie mondiale pourrait avoir renoué avec la croissance au deuxième trimestre, échappant ainsi à la récession.

Publié en fin de semaine dernière, l’indice composite PMI établit par Markit-Caixin a été meilleur qu’anticipé par les économistes : il témoigne d’une reprise de l’activité dans les services et l’industrie en juin, atteignant 55,7 points en juin, son rythme le plus rapide depuis novembre 2010, selon Caixin. L’indice PMI pour le seul secteur des services s’est établi pour le deuxième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité, loin de la dégringolade constatée en février du fait des mesures de confinement. Pékin doit publier la semaine prochaine son PIB pour le deuxième trimestre.

Rebond des résultats financiers

« Il y a un rebond des résultats financiers des entreprises chinoises cotées actions-A, avec des niveaux de profits qui sont en train de retrouver les niveaux d’avant l’épidémie », observe également Michel Audeban, directeur général de Gemway Assets. Un éditorial en première page du « China Securities Journal » indiquant que la Chine avait besoin d’un marché haussier « sain » pour aider à financer son économie numérique en plein développement a également participé à l’envolée des marchés. Même les réseaux chinois se sont enflammés lundi, avec des mots clés comme « ouvrir un compte actions » suscitant des millions de lectures.

La dernière fois que les actions chinoises avaient suscitées une telle euphorie était en juin 2015, juste avant de s’effondrer durant l’été malgré les interventions de l’Etat. Assiste-t-on à nouveau à une nouvelle bulle spéculative ? « Le sentiment positif sur les marchés asiatiques est le résultat d’indicateurs économiques meilleurs que prévus mais aussi de niveaux de liquidités élevés qui poussent les investisseurs à revenir sur les actifs à risque, poursuit Michel Audeban. Même si les bourses chinoises surréagissent aux données économiques, cette abondance de liquidités va contribuer à soutenir les marchés à court terme ».

Il faudra pourtant encore du temps à l’économie chinoise pour se remettre complètement de l’impact du coronavirus. Alors que la demande intérieure met du temps pour se redresse, l’atelier du monde pourrait cependant subir le contrecoup de la baisse de la demande mondiale du fait des ravages de la pandémie sur ses marchés traditionnels d’exportations.

Le chinois Smic prévoit une introduction en Bourse record

Le principal fabricant chinois de semi-conducteurs, Smic, a indiqué lundi espérer lever 53,2 milliards de yuans (6,7 milliards d’euros) lors d’une prochaine introduction en Bourse à Shanghai, ce qui constituerait la plus grosse depuis une décennie en Chine. Alors que plusieurs géants chinois des technologies sont cotés à l’étranger, comme Alibaba et Baidu à Wall Street, ou à Hong Kong, comme Tencent, cela constituerait la plus grosse introduction boursière en Chine continentale depuis celle d’Agricultural Bank of China en 2010, l’une des grandes banques publiques du pays. Compte tenu des restrictions imposées par les Etats-Unis, Huawei pourrait chercher à remplacer une partie de son approvisionnement réalisé le taiwanais TSMC par des achats auprès de SMIC, notamment les puces gravées en 14 nm. L’annonce a provoqué un bond de plus de 20% des actions de l’entreprise à Hong Kong, où elle est déjà cotée.



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