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Economie

YouTube ajoute des publicités, sans rémunérer tous les créateurs


Avec 400 heures de contenus mis en ligne chaque minute sur YouTube, la plateforme attise la convoitise des annonceurs. Dans un communiqué, la firme annonce la diffusion de publicités monétisées pour l’ensemble des vidéos éligibles, mais ne rémunérera pas tous les créateurs. Seulement ceux qui adhèrent au programme de partenariat YouTube pourront recevoir environ 50% des revenus publicitaires. Pour y rentrer, le premier palier exige d’avoir un minimum de 1 000 abonnés et compter plus de 4 000 heures de visionnage au cours des douze derniers mois. En dessous de ces paliers, YouTube empochera la totalité des revenus.

Des exceptions subsistent pourtant sur des chaînes qui ne seraient pas adaptées aux annonceurs comme les vidéos liées à la politique, à la religion ou celles d’ONG. Pour le moment, cette mesure est effective uniquement aux États-Unis et devrait se développer dans le reste du monde courant 2021. Mais certaines personnes réagissent déjà face à cette annonce en partageant leur déception sur les réseaux sociaux : « Je ne sais même pas quoi dire, je suis tellement peu convaincue et déçue que YouTube abuse de sa position de cette manière. » affirme sur Twitter la jeune actrice et Youtubeuse Dael Kingsmill

« De nouvelles audiences » et des « revenus complémentaires » pour YouTube

YouTube se défend en précisant que ces nouveaux formats de publicité seront « très peu intrusifs » pour les personnes qui regardent les vidéos. Plusieurs enjeux sont soulignés par la firme américaine : « Pour les annonceurs, il y a la possibilité de nouvelles audiences sur des contenus qui sont plébiscités par les utilisateurs. YouTube le fait aussi pour les créateurs, certains vont se rendre compte qu’ils ont du contenu éligible à la publicité et donc, qu’ils peuvent commencer à s’intéresser au programme partenaire YouTube. Par ailleurs, les coûts de structure sont très importants sur une plateforme comme la nôtre et cela permet également de générer des revenus complémentaires. » Cependant, il n’y a « aucun changement pour les membres du programme partenaire YouTube, ils peuvent décider de désactiver la monétisation (et ainsi les publicités) sur certaines vidéos de leur chaîne », ajoute la plateforme.

Une mesure de trop pour les petits créateurs

Du côté des petits créateurs, cette annonce n’était pas forcément nécessaire. Rémi, de la chaîne Tarveil – Viking Moderne, explique : « Disons que je peux comprendre la mesure dans le sens où tout service demande une compensation. On a la possibilité de mettre des vidéos en ligne très facilement, en contrepartie on a de la pub… Mais je ne pense pas que ceci était nécessaire, je doute que YouTube ait un quelconque problème d’argent. » Sa chaîne possède 692 abonnés mais il ne compte pas rejoindre prochainement le programme partenaire YouTube : « Accompagner, c’est bien, mais peut-être que certains n’ont pas envie de l’être. »

Des utilisateurs à la recherche d’alternatives

Pour d’autres usagers, la question d’une plateforme alternative commence à se poser, comme le vidéaste Emmanuel Pampuri, comptant plus de 12 000 abonnés sur sa chaîne.

Mais pour les petits créateurs, difficile de s’éloigner du mastodonte américain, comme l’atteste Rémi : « Pour de la vidéo, malheureusement, on est un peu esclave de YouTube, c’est là où le monde se trouve donc c’est là où on doit être. Tant qu’il n’y aura aucune plateforme pouvant réellement concurrencer YouTube, alors je resterai sur cette plateforme. »



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