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Economie

YouTube suspend la chaîne de Trump et supprime une vidéo pour «risque de violence»


Une coalition d’ONG avait demandé cette suppression et menacé la plateforme de vidéos de Google de boycott publicitaire si elle ne s’exécutait pas.

Après Twitter, Facebook, Instagram ou encore Snapchat, c’est au tour de YouTube de sévir contre Donald Trump. Le site de vidéos, propriété de Google, a suspendu mardi 12 janvier, pour «au moins sept jours», la chaîne de Donald Trump et en a supprimé une vidéo pour motif de violation de sa politique luttant contre l’incitation à la violence.

«Compte tenu des inquiétudes à propos de l’actuel risque de violence, nous avons supprimé le nouveau contenu mis en ligne sur la chaîne de Donald J. Trump pour violation de nos politiques», a écrit le site de vidéos dans un communiqué. La chaîne du président américain est désormais «suspendue de tout nouveau téléchargement de contenu pour au moins sept jours», a ajouté YouTube.

L’appel des ONG

Peu de temps auparavant, une coalition d’ONG avait demandé à YouTube de supprimer la chaîne officielle du président américain et menacé la plateforme de vidéos de Google de boycott publicitaire si elle ne s’exécutait pas. Cette chaîne «donne à Trump l’opportunité de continuer à répandre des fausses informations autour de l’idée que l’élection américaine a été truquée», a argumenté Jim Steyer, fondateur de l’association Common Sense Media et un des leaders du mouvement #StopHateForProfit («Non à la haine contre le profit») qui avait lancé un vaste boycott publicitaire de Facebook l’été dernier.

«Si YouTube n’est pas d’accord avec nous et refuse de rejoindre les autres plateformes qui ont banni Trump, nous ferons appel aux annonceurs», a continué Jim Steyer dans une déclaration obtenue par l’AFP. Il s’exprimait au nom de la coalition #StopHateForProfit, qui comprend plusieurs ONG dont la NAACP (principale organisation de défense des droits civiques des Afro-Américains), la Anti-Defamation League, Free Press et Mozilla. Son association a fait remarquer que lundi matin, la chaîne YouTube de Donald Trump comptait 2,73 millions d’abonnés, contre 2,77 millions mardi soir. Dans la vidéo en tête d’affiche, qui date d’il y a un mois, le milliardaire républicain tente de jeter le discrédit sur la légitimité du scrutin présidentiel de novembre.

L’attaque du Capitole fait déborder le vase

Les réseaux sociaux ont longtemps défendu l’intérêt du public à entendre ce que les personnes politiques ont à dire. Leurs interventions consistaient surtout en des messages masqués ou des avertissements sur la désinformation. Mais la perturbation du Congrès dans un climat insurrectionnel, le 6 janvier, après des mois de propos incendiaires du président, a fait déborder le vase.

Apple et Google ont retiré le réseau social conservateur Parler, très prisé des partisans de Donald Trump, de leurs plateformes de téléchargement d’applications. Les deux sociétés californiennes lui reprochent sa non-modération des messages d’incitation à la violence. Facebook a entrepris de retirer tous les messages comportant le slogan «Stop au vol» (Stop the Steal), que le chef d’État a contribué à répandre en ligne. Twitter a supprimé 70.000 comptes affiliés à QAnon, une mouvance conspirationniste pro-Trump.

En juillet, le boycott organisé par la coalition d’ONG, pour demander à Facebook de mieux lutter contre les groupes qui incitent à la haine, avait été suivi par des centaines d’entreprises.



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